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vendredi 10 janvier 2014

Allocution "Cérémonie des vœux du Conseil municipal"

Mesdames, Messieurs, chers amis,

C’est avec le plus grand plaisir que je vous retrouve en ce début d’année pour vous présenter les vœux de l’ensemble de l’équipe municipale.

Je souhaite très personnellement la bienvenue à chacun d’entre vous et vous comprendrez, j’en suis persuadé, toute l’émotion que je peux, que nous pouvons, ressentir lorsque je débute cette cérémonie.

Je salue mes collègues présents à mes côtés ce soir. 

Je suis très heureux d’accueillir Mme Joséphine Kollmannsberger, Maire de Plaisir. 
Je souhaite la bienvenue à Mme Manuelle Wajsblat, Maire de Saint-Nom-la-Bretèche,
Bienvenu également à M. Arnaud Hourdin, Maire de Renemoullin.

Je leur souhaite beaucoup de réussite pour 2014. 

Bienvenue aux adjoints aux Maires et conseillers municipaux, représentants des villes voisines. 

Merci aux élus de Villepreux d’être avec moi encore une fois ce soir. 
Merci aux élus du Conseil Municipal des jeunes également.

Et puis bienvenue également à l’ensemble des habitants, des membres d’associations, des partenaires, à vous tous, cette cérémonie est la vôtre puisque nous la voulons ouverte à l’ensemble des Villepreusiens. Vous êtes Villepreux, vous l’incarnez et une nouvelle fois, c’est pour vous que nous sommes là ce soir.
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Avant de poursuivre et bien évidemment puisque cela reste la tradition et parce que tout simplement, c’est la première raison de notre présence ce soir, je tenais au nom de l’ensemble du Conseil municipal, à vous présenter nos vœux les plus sincères pour cette année 2014.

Que cette année vous protège, vous tous, ainsi que ceux que vous aimez. Que cette année soit douce, agréable, tranquille et reposante. Que cette année vous préserve des peines, des malheurs et des difficultés. 

Que cette année soit une année de répit, une année de reprise, une année de relance, d’espoir et d’optimisme.

Alors beaucoup d’entre vous, lorsqu’ils m’entendent parler comme cela, se disent que ce ne sont que des mots, des phrases mises bout à bout et que l’année 2014 sera sûrement aussi difficile que les autres.

Ils ont sûrement raison et la situation dans laquelle se trouve notre pays depuis tant années maintenant pourrait conduire au renoncement.

Mais c’est notre rôle cependant, à chacun, de garder le cap, de croire en l’avenir, de continuer à rêver et cela pour nous et pour nos enfants.

C’est pour cela que depuis 2 ans maintenant, je ne vous raconte plus la crise, vous la vivez au quotidien, vous la connaissez aussi bien que moi, mais je vous parle du futur, celui qui doit nous faire avancer, celui qui ne peut pas exister si nous décidions de baisser les bras et si nous invoquions sans cesse cette fatalité qui nous ronge depuis des années.

Alors oui, l’année 2014, sera sûrement difficile, dure et compliquée mais si la France décidait de renoncer, si nous décidions cela, si nous choisissions cette facilité, quel message, quel avenir donnerions-nous alors à nos enfants ?

Si nous n’avons plus de rêves, ils en ont encore tellement, ils les ont affichés ce soir, ils nous les ont racontés.

C’est pour eux sûrement que nous devons conserver quoiqu’il arrive cette force et croire en notre destinée. 

C’est le 1er message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Ce soir, comme les autres années, je voudrai une nouvelle fois vous parler de notre commune. Je ne vis qu’à travers elle depuis presque 6 ans. 

Je voudrai vous faire part de ce qui a été fait et de ce qu’il reste à faire.

Je voudrai vous exposer les réussites, discuter des déboires, vous expliquer les décisions, vous raconter les années à venir.

Je voudrai vous parler encore et toujours de nos projets et de nos idées.

Je voudrai déjà ouvrir le livre de notre prochaine histoire.

Je voudrai vous demander de croire en notre ville mais d’être convaincus également que son équilibre reste encore sensible et que quelques choix irresponsables, démagogiques ou dangereux pourraient mettre à mal les premiers résultats obtenus.

Je voudrai vous dire que la gestion d’une commune aujourd’hui se professionnalise et qu’elle ne peut plus se satisfaire des techniques du passé.

Mais vous le savez autant que moi et je vous le disais déjà l’année dernière. Cette cérémonie est particulière puisqu’a débuté la campagne des élections municipales ; celle qui vous conduira à choisir l’équipe qui aura en charge la destinée de notre commune pour les 6 prochaines années.

Nous sommes dans la campagne et des règles très précises m’imposent évidemment de ne pas utiliser cette tribune à des fins de propagande électorale. Je me conformerai donc à ces règles et j’adopterai un discours neutre, informatif et factuel.

Je vous raconterai l’année 2013, je vous parlerai de thèmes d’intérêt général, je ne ferai référence à aucune nouvelle idée, je ne vous parlerai d’aucun nouveau projet.

Mais je vous dirai juste néanmoins et à cet instant que nous sommes et resterons les mêmes quoiqu’il arrive.

C’est le 2ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Mesdames, Messieurs, 

Depuis le début de l’année 2013, au fil de mes discours, de mes allocutions, je vous fais part de l’émotion qui est la mienne lorsque je me souviens des premières fois, lorsque je me dis qu’il s’agit peut-être des dernières. 

Cette émotion n’a jamais été feinte et vous comprendrez j’en suis persuadé qu’elle soit encore présente ce soir.

En préparant cette cérémonie, j’ai relu le discours écrit pour la première cérémonie des vœux à la population, peut-être le plus symbolique, celui qui conservera sûrement une place un peu plus particulière que les autres.

Il donnait la direction, la vision et toute l’énergie indispensable à mon équipe et à notre commune pour affronter les défis qui s’ouvraient à nous.

Lorsque je pense à notre bilan, je me revois plus jeune de quelques années, rempli d’une telle force mais également de l’impatience du nouvel élu. 

C’était le 9 janvier 2009, souvenons-nous, 5 ans presque jour pour jour. Le moment où tout a commencé, le jour où le cap a été donné.

Je vous disais alors pour conclure ce discours de ma première cérémonie des vœux à la population. « Villepreux avait pris l’habitude de refuser d’essayer. La pire chose pour moi ce soir serait de vous dire que rien n’est possible et que nous devons encore accepter la fatalité, celle qui consiste à regarder le temps qui passe et à répéter que rien ne peut être fait pour s’excuser de ne rien faire.

Nous ne baisserons pas les bras, nous refuserons de ne rien faire. Dans 5 ans, nous nous retournerons sur notre parcours, sur nos choix, sur nos décisions. Dans 5 ans, nous regarderons derrière nous et je souhaite pouvoir le dire, j’ai fait quelque chose pour Villepreux, j’ai tenté de changer les choses, j’ai tout fait pour que notre ville se sorte de la situation dans laquelle elle se trouvait.

C’est ensemble que nous pourrons faire de Villepreux la ville que nous avons toujours rêvée, une ville solidaire, une ville ambitieuse, une ville du 21ème siècle, la première commune de notre canton. » 

Il y a 5 ans déjà, je regardais la lune en rêvant des étoiles et je vous disais que c’est ensemble, élus, habitants, employés municipaux, présidents et membres des associations, professeurs des écoles, partenaires publics et privés, que nous démontrerons encore une fois, que tout devient possible quand on le veut vraiment.

C’était il y a 5 ans et ces mots, cette direction, ne nous ont jamais quittés.

C’est le 3ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Mesdames, Messieurs, 

Au cours d’un mandat, les projets sont discutés, débattus, présentés et le Maire a un rôle primordial, celui du chef d’orchestre.

Il doit composer en fonction des envies de chacun, des demandes de la population, des contraintes, des objectifs et des priorités.

Le Maire doit proposer, écouter, analyser, convaincre et finalement décider.

Mais pour cela il n’est jamais seul et ne peut rien sans une équipe municipale à ses côtés.

Cette équipe lui donne la force dont il doit faire preuve au cours de son mandat. Cette équipe le soutient, le supporte, le protège aussi, le défend quand il le faut.

De sa cohésion naît la force nécessaire à son action. Cette cohésion a toujours été l’une de mes priorités, elle est encore maintenant l’un des atouts les plus importants, elle est la force qui m’accompagne depuis 6 ans maintenant.

Au cours de cette cérémonie un peu particulière, je voulais prendre le temps une nouvelle fois pour remercier chacun d’entre eux, les membres d’aujourd’hui comme ceux d’hier, ceux qui ont décidé de poursuivre et ceux qui préfèrent arrêter, ceux qui n’ont jamais en 6 ans, choisi l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général.

L’intérêt général peut caractériser chacun des membres de cette équipe et je pense, chacun des élus de notre commune indépendamment de leur couleur politique.

Je voulais leur dire simplement « merci » pour leur implication, « merci » pour leur dévouement et « merci » pour leur soutien.

Je voulais leur dire toute la fierté qui est encore la mienne d’avoir été à leur tête et d’avoir reçu leur confiance. 

Je voulais une nouvelle fois remercier chacun d’entre eux et en commençant par les adjoints : Thierry Essling, Pascale Mostermans-Delage, Claude Bertin, Florence Abiven, Valérie Barbosa, Olivier Cauchy et Françoise Bisserier, les conseillers municipaux délégués : Corinne Ricaud, Jean-Claude Paysan et Philippe Azincot, les conseillers municipaux : Dominique Ballast, Sylvie Toulouse, Annie Allègre, Danièle Preisser, Michel Saint-Martin, Philippe Lodé, Cyrille Tricart, Sylvie Sevin-Montel et Nicole Prades. Et puis je n’oublie pas, ceux qui ont quitté cette équipe mais qui furent de la première bataille, de la première victoire : Philippe Brière, Luc le Metayer, Elise Pelé, Roselyne Tâche, Pascal Venier, Sylviane Harlé, Jean-Michel Fos, Michel Licois et Michel Stourm.

Je voulais également remercier les élus de l’opposition ce soir pour leur présence, pour leur action au cours de ces années et pour leurs convictions.

Par le mode de scrutin, une opposition ne peut jamais influer sur les grandes décisions et sur les orientations majeures prises pour la ville.

Elle a cependant un rôle essentiel dans cette organisation en contraignant l’équipe municipale à se dépasser chaque jour de son mandat et à ne jamais rien laisser au hasard.


Comme je le répète souvent, je pense que nous n’avons été d’accord sur presque rien et nous n’essayons souvent plus, ni eux, ni nous de nous convaincre sur le bien ou le mal des propositions, des idées ou des projets.

Nous nous retrouvons cependant sur une chose, l’amour de notre commune et le souhait d’en assurer son développement et son avenir.

Je voulais donc citer et remercier à leur tour les conseillers municipaux d’opposition, les actuels Fabienne Gelgon-Bilbaut, Eric Magnon-Verdier, Patrick Bain, Daniel Rouchel, Claude Blanchard, Alain Martel et Eric Dubin et ceux ayant décidé d’arrêter leurs fonctions, Michèle Valladon et Annick Omond.

Ces 6 ans furent difficiles pour beaucoup d’entre nous, membres de la majorité ou de l’opposition.

Un élu est comme vous, il a une vie professionnelle, une vie privée et une vie de famille. Il est confronté aux mêmes maux et aux mêmes doutes mais il doit chaque jour se mobiliser pour sa vie publique et pour son engagement.

Je connais chacun d’entre eux mais je voulais profiter de ces moments pour en remercier 3 plus personnellement.

Je remercie avant tout Sylvie Sevin-Montel car je n’oublierai jamais qu’elle fut la première à m’avoir fait confiance et que je ne serai pas là devant vous ce soir s’il en avait été autrement.

Je remercie Florence Abiven pour son travail extraordinaire et son soutien de tous les instants même dans les moments les plus difficiles.

Et puis, comment ne pas remercier Thierry Essling, mon ami et 1er adjoint, pour ses conseils, sa présence, son soutien et parce qu’il a su, quand il le fallait, me dire les choses que je devais entendre.

Dans les prochains mois et quoiqu’il arrive, ils garderont toujours je peux vous l’assurer une place toute particulière en moi.

C’est le 4ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Lors de l’écriture de cette allocution, je me suis rendu compte très vite de la difficulté de ce que la loi m’impose ce soir.

Ceux qui me connaissent se rendent compte immédiatement de toute la frustration qui peut être la mienne.

Pendant 6 ans, j’ai expliqué chacun de nos projets, j’ai apporté un sens politique à chacune de nos décisions.

Et aujourd’hui, je dois rester informatif et neutre alors qu’il y a encore tant à dire. 

Alors 2013, c’est avant tout la poursuite des baisses des dotations de l’Etat avec 300.000 euros en moins par rapport à l’année 2012, 2013 ; c’est 3,9 millions d’euros consacrés aux investissements.

Mais 2013, c’est aussi en parallèle le retour à un endettement de l’ordre de 6,7 millions d’euros et 40% de moins par rapport à son niveau record avant notre arrivée.

2013, c’est pour la première fois depuis des années le choix de compenser l’évolution naturelle des bases fiscales par une baisse des taux d’imposition et pour limiter la perte du pouvoir d’achat des Villepreusiens.

2013, c’est l’aboutissement de plusieurs projets structurants pour la commune.


2013, c’est l’ouverture du Nautilus, votre grande médiathèque et un projet d’un montant de 1,7 million d’euros et subventionné à hauteur de 70%.

2013, c’est l’achèvement au printemps dernier du V-Park, votre parc sportif. 

2013, c’est l’ouverture de Crech’ndo, votre première crèche municipale et un projet de 1,1 million d’euros et subventionné à hauteur de 50%.

2013, c’est la finalisation de l’achat après presque 6 ans d’effort et de négociation de la moitié de la pépinière, soit 40.000 m². C’est aussi celle de 3.500 nouveaux m² dans le Côte de Paris pour poursuivre la mise en place de jardins familiaux.

2013, c’est la continuité des programmes pluriannuels d’investissements débutés il y a plusieurs années maintenant. Je citerai quelques-unes des réalisations :

  • Le Plan de Sécurisation Générale avec la sécurisation des voiries, l’installation de nouveaux éclairages dans les rues et la poursuite de l’étude sur le déploiement de caméras de vidéo-protection, 
  • La phase finale du Programme d’Informatisation des Ecoles avec l’installation des derniers tableaux numériques interactifs,
  • Le Programme de Réhabilitation des Ecoles avec la rénovation totale de l’école maternelle du Prieuré pour 642.000 euros et celle des toits de l’école maternelle du Val Joyeux,
  • Le Programme de Réhabilitation du Foyer résidence pour personnes âgées avec le début du changement complet de l’ensemble des huisseries des studios et l’installation de volets roulants automatiques,
  • Le Programme d’Embellissement de la Commune avec cette année un premier prix au concours départemental des Villes et Villages fleuris. 
2013, c’est également la création de la Communauté de Communes de l’Ouest Parisien et le rapprochement avec les villes de Plaisir et des Clayes-sous-Bois.

C’est aujourd’hui la perspective d’un développement commun et la nécessité désormais de raisonner ensemble.

Ce projet, porté par les villes de Villepreux et de Plaisir a été pensé avec un impératif, celui de ne pas conduire les habitants à payer toujours plus d’impôts.

Il a pour objectif, au-delà de la mise en œuvre de projets d’envergure, de générer des économies d’échelle, de mutualiser certains services, de créer des synergies entre les communes.

Il a été ainsi voulu pour apporter de la valeur et limiter les dépenses.

2013, c’est le lancement de plusieurs initiatives annoncées il y a un an et qui arrivent donc à leur terme. 

La première d’entre elles concernait la requalification et l’embellissement du centre-ville. 

Il est temps que Villepreux ait un centre-ville à la hauteur de son image, un lieu d’échanges, de convivialité, un lieu plus chaleureux, plus commerçant. 

De par sa conception même, les possibilités resteront limitées mais elles existent cependant. Elles seront étudiées avec beaucoup d’attention car la réhabilitation d’un centre-ville est un projet extrêmement structurant pour une commune.

Les premiers résultats de l’étude et les premières orientations envisageables seront présentés prochainement. 

La seconde initiative portait sur la réhabilitation et l’extension du Complexe Alain Mimoun. 

L’étude est aujourd’hui en cours et devrait déboucher sur des propositions intéressantes pour améliorer le fonctionnement de ce Complexe, réhabiliter l’existant et créer des extensions pour répondre aux besoins des associations. 

La troisième initiative portait sur la construction d’un nouveau complexe sportif dans la zone d’extension de la ZAC du Trianon.

Il répondra aux dernières normes environnementales, sera adapté de fait à un fonctionnement hivernal et proposera plus d’espace que les 2 gymnases du Trianon.

L’étude préalable au projet est en cours de finalisation. Elle sera présentée, comme pour le centre-ville, très prochainement. 

Le financement sera assuré en très grande partie par la vente des terrains sur lesquels se trouvent les gymnases actuels.

La dernière initiative concernait la réhabilitation du Théâtre de Villepreux.

Les premiers résultats se sont pas bons et conduisent à la plus grande des prudences quant à l’étendue précise des travaux qui seraient nécessaires.

L’état du Théâtre, sa construction même datant de plus de 30 ans, et surtout sa mise en conformité par rapport aux nouvelles normes conduiraient à engager des travaux dont les coûts pourraient dépasser 6 millions d’euros.

Oui, ce lieu fait partie de notre patrimoine, oui la polémique n’a plus sa place dans ce débat et oui la responsabilité devra guider ceux et celles qui devront traiter dans les prochaines années ce dossier très particulier.

Et 2013, c’est le lancement de la construction du Quartier des Hauts du Moulin et la création de 500 logements mêlant habitats collectifs et individuels dans un environnement de très haute qualité.

Ce projet mené en toute transparence et en collaboration avec les riverains et les associations a été compris et accepté.

Ce succès démontre bien une nouvelle fois qu’un projet doit être mené en toute sérénité. Il est impératif de cesser, au lancement de chaque nouveau projet, cette habitude consistant à véhiculer rumeurs, contre-vérités et toutes ces choses qui n’apportent rien, sauf de la peur, du bruit et de la confusion.

Et comment ne pas terminer ce bilan en rappelant les initiatives faites pour animer la commune et créer du lien entre les habitants ? 

Comment ne pas parler en effet 

  • des manifestations sportives dont la toute première édition de la Villepreusienne en complément du Trophée Sports, des manifestations festives avec le jubilé du jumelage avec Fulpmès, une très jolie fête de la Ville et l’organisation une nouvelle fois du bal des lycéens, 
  • des manifestations culturelles avec la poursuite de Place aux artistes et des jeudis musicaux, la continuité des restitutions associatives et scolaires au Théâtre et des journées du patrimoine, des animations proposées par « Le Nautilus » et l’opération bibliothèque à la piscine,
  • des initiatives vers les seniors avec l’organisation de plusieurs sorties et voyages cette année, de repas à thèmes à la résidence tous les mois, de la semaine bleue, de 2 thés dansants et la distribution des colis de Noël,
  • des réunions de concertation sur les projets et programmes communaux.
Comment ne pas parler également des initiatives envers les personnes plus faibles ou isolées avec le portage de repas et de livres à domicile ou la distribution d’aides ciblées.

Au-delà des investissements et des programmes pluriannuels, ces éléments participent aussi à la qualité de vie à Villepreux.

Mesdames, Messieurs, je terminerai là pour le bilan de l’année 2013. Un bilan factuel, neutre et informatif mais reprenant point par point ce qui avait été annoncé l’année dernière lors de la précédente cérémonie des vœux.

Une équipe municipale, un homme ou une femme politique, se doivent avant tout de dire ce qu’ils feront et faire ce qu’ils ont dit.

C’est le 5ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Parler de 2013 n’a pas été facile dans ces conditions, vous imaginez alors la difficulté pour 2014.

En préparant mon discours, j’ai hésité à vous parler d’orientations générales qui concerneront l’équipe qui remportera les prochaines élections et indépendamment de sa couleur politique.

J’avais envisagé d’évoquer la nécessité d’une gestion rigoureuse des finances pour pallier les baisses des dotations, la montée en puissance de l’intercommunalité pour offrir de nouvelle marges de manœuvre et de nouveaux services, la préservation de l’environnement pour limiter les conséquences des demandes de plus en plus pressantes de l’Etat en terme de constructibilité, le développement maîtrisé de la commune pour que Villepreux continue d’avancer et de vivre, l’application de la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2014.

Je voulais vous parler de tant d’autres sujets mais je vous laisserai le soin de découvrir les idées, les orientations et les projets des différents candidats.

Vous découvrirez donc dans les prochaines semaines les propositions faites par les équipes en lice et pour la gestion de notre ville et vous déciderez en toute connaissance de cause.

Dès mars prochain, vous aurez la responsabilité immense de choisir l’équipe municipale qui devra diriger la commune et affronter ces prochaines années.

Le verbe est pesé ; il n’est donc pas employé à la légère, il caractérise ce que vivront désormais les élus et pas uniquement ceux de Villepreux.

Ne sous-estimons pas ce que nous avons vécu pendant 6 ans et les conséquences de la crise. 

La gestion d’une commune sera de plus en plus difficile pour ceux qui prendront l’engagement de ne pas augmenter les impôts.

Tout le monde peut faire des promesses, combien peuvent les tenir. Tout le monde peut faire des rêves, combien peuvent les réaliser. 

C’est le 6ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Depuis janvier 2011, des personnes célèbres nous accompagnent au cours de la cérémonie des vœux et des premiers jours de la nouvelle année au travers d’une de leurs citations.

Depuis janvier 2011, elles ne furent jamais choisies au hasard.

Ce fut Albert Einstein qui fut le premier avec nous et qui déclarait : « La vie, c’est comme faire du vélo, il faut continuer d’avancer pour ne pas perdre l’équilibre… ». 

Ce fut Josiah Gilbert Holland en 2012 et qui écrivait « On n’atteint pas le ciel d’un simple saut, mais nous construisons l’escalier pour l’atteindre. » 

Ce fut Youssef Chanine en 2013 et qui déclarait : « La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol. ». 

L’évidence des mots, des résultats et des décisions se suffit à elle-même et ne nécessite souvent aucune autre explication.

C’est le 7ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir. 

Cette année, Oscar Wilde sera avec nous et l’une des plus jolies des citations. 

Oscar Wilde écrivait ainsi : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. ». 

Je voulais terminer ce mandat par cette citation, ce dessein qui doit toujours guider une équipe municipale dans ses actions, dans ses décisions, qui doit toujours guider un homme ou une femme dans sa vie et qui me guidera le reste de la mienne.

Personne ne pourrait vous reprocher de viser haut, personne ne devrait vous reprocher de viser très haut, personne ne vous tiendrait rigueur d’avoir essayé. 

Qui pourra vous reprocher de vouloir accrocher la lune et de souhaiter ainsi le mieux pour votre commune, pour vos proches ou pour vous-même. 

Personne ne pourra vous reprocher d’avoir été jusqu’au bout de vos rêves et de vos limites. 

 Tous les projets doivent être menés en se fixant cela comme objectif initial : celui de vouloir le mieux, pour avoir au moins le bien et surtout ne rien regretter. 

Viser la lune pour atteindre au moins les étoiles ! 

La réussite, l’ambition, la volonté ne seront jamais des mots coupables ni des mots suspects. 

C’est le 8ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Nous devons tous garder cela en tête et surtout transmettre ce message à nos enfants. 

Et je voulais finir comme j’ai commencé, en vous parlant d’eux, ceux qui nous ont accompagnés au travers de leurs dessins et de leurs souhaits pour Villepreux et pour 2014, ceux qui sont là avec nous ce soir, sur la tribune et qui tenaient eux-aussi à participer comme ils le font depuis le début de leur engagement.

Cette carte de vœux leur est destinée, à Lena, Mailys et Juliette, à tous les enfants de Villepreux, Ils devront conserver cette règle de conduite tout au long de leur vie et ils l’ont compris, ils nous l’ont dit ce soir.

Chaque année, au mois de juin, je reçois, accompagné des membres de la Caisse des écoles, les élèves de CM2 avant leur entrée au collège.

Chaque année, mon message reste le même. Je leur dis simplement, comme je parlais à mes filles, de faire tout ce qu’il est possible de faire pour réaliser leurs rêves.

Je leur dis qu’au cours de leur vie, certains essaieront de briser ces rêves, d’autres voudront les faire renoncer, les derniers leur expliqueront qu’ils ne pourront jamais atteindre ce qu’ils veulent au plus profond d’eux-mêmes.

Je leur dis que personne n’aura le droit de casser leurs rêves et qu’ils devront, pour eux, se battre jusqu’au bout.

Ils devront regarder très haut dans le ciel et se dire que c’est possible, qu’ils peuvent y arriver. 

Ils devront se battre jusqu’au dernier moment et lorsqu’ils auront tout essayé, lorsqu’ils auront tout donné, ils auront le droit alors de baisser les bras.

Personne ne doit les baisser avant d’avoir tout essayé car il ne faut jamais vivre avec le moindre des regrets et parce que la lune est belle mais les étoiles le sont également.

C’était le 9ème message que je souhaitais partager avec vous ce soir.
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Mesdames, Messieurs, comme chaque année, j’ai pris un immense plaisir à vous recevoir au cours de cette cérémonie et à vous parler une nouvelle fois autour d’un discours un peu différent il est vrai. 

Ce soir, vous l’avez suivi autour de 9 messages que je souhaitais partager avec vous. Ils sont la parfaite conclusion de ses 6 ans de mandat. 

Il en reste encore un, le dernier, le 10ème, le même que celui de l’année dernière, une citation qui s’est souvent révélée vraie au cours de l’Histoire.

« Un homme qui oublie son passé se condamne à le revivre. » 

Ne l’oublions jamais, n’oubliez jamais d’où nous venons. 

Mesdames, Messieurs, je terminerai en vous disant tout l’honneur qui est le mien de vous avoir accueilli ce soir, en vous remerciant une nouvelle fois pour la confiance que vous avez portée en moi il y a déjà plusieurs années, et en vous disant toute la fierté qui aura été la mienne d’être le Maire de votre commune. 

Et surtout croyez moi et n’oubliez jamais : « Visez toujours la lune ! » et comme l’ont dit Lena, Mailys et Juliette, « Accrochez-vous à vos rêves ! ».

Excellente année 2014 et soyez heureux.

vendredi 20 décembre 2013

Allocution inauguration de la médiathèque Le Nautilus

M. le Sous-préfet, Philippe Court, 

Mme Kollmannsberger, Maire de Plaisir, 

Mesdames, Messieurs les élus, 

Mesdames, Messieurs.

Je souhaite la bienvenue à chacun d’entre vous et je suis ravi de vous voir ici réunis au sein de notre médiathèque.

C’est ce soir que nous inaugurons le Nautilus et je souhaite dès les premiers mots de mon allocution remercier l’ensemble des acteurs qui ont permis à ce projet de voir le jour.

Je remercie bien évidemment Mme Françoise Bisserier, adjointe au Maire en charge de la Culture, pour l’avoir pris à bras le corps et pour avoir été présente à chaque instant.

Je remercie également les services municipaux et en particulier ceux qui ont porté le projet. Merci à Erwan Floch, Directeur Général des Services, à Mme Karima Tebib, Directrice des Services à la Population et à Mme Cécile Bondy, Responsable de la bibliothèque. 

Merci à Pascal Debrie, Directeur des Services Techniques pour son suivi de grande qualité et son implication. 

Je remercie très personnellement le cabinet d’architectes Kervliet – Florès pour leur création, leur suivi et toute la force qu’ils ont mis dans la réalisation de cette médiathèque.

Je remercie enfin nos différents partenaires pour avoir compris notre projet et soutenu financièrement son montage.

Je remercie ainsi le Conseil général, le Conseil régional et les services de l’Etat et notamment ceux de la DRAC.
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Ce soir, je laisserai Françoise Bisserier vous parler de toute l’importance de ce nouvel équipement dans l’offre culturelle à destination des Villepreusiens.

Je vous parlerai pour ma part de l’essence même de ce projet.
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Comme souvent au cours de notre mandat, ce projet est issu de réflexions et de débats discutés au sein de nos bureaux municipaux.

Ce projet est donc né de la volonté de donner à Villepreux un équipement à hauteur de l’image qui est celle aujourd’hui de notre ville mais également de créer un bâtiment adapté, accessible, moderne et respectant les dernières normes et réglementations.

Cette décision fut prise déjà il y a plusieurs années. Mais comme souvent et lors de grandes occasions, je me souviens encore du soir où nous avons ainsi tous décidé la construction de la nouvelle Médiathèque au cœur du centre-ville et en lieu et place de l’ancienne salle des fêtes de la Haie Bergerie.
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Ce projet est né aussi de l’analyse de notre environnement. Il n’est plus possible aujourd’hui de raisonner comme si nous étions seuls.

Au-delà de l’intercommunalité qui nous conduira à réfléchir en commun, les villes ne peuvent plus reproduire ce qui existe ailleurs ou décliner à l’infini les mêmes projets. Nous n’en n’avons plus les moyens et faire cela avait-il un sens ?

Nous vivons en Ile-de-France, une région dans laquelle une offre culturelle variée, riche et complète est déjà présente.

Nous avons la responsabilité de regarder autour de nous et d’analyser les équipements déjà présents dans notre entourage, cela pour proposer des nouveautés et pour compléter ainsi l’offre Culturelle globale.
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Ce projet s’est poursuivi par le choix du lieu et ce choix était primordial.

En complément à son objectif premier, nous avons souhaité que ce projet participe également à renforcer l’attractivité de notre Centre-ville.

Un projet doit en effet répondre à des objectifs initiaux, ceux de la médiathèque sont évidents mais doit être pensé pour en satisfaire d’autres si cela est possible.

Le Nautilus répond donc à la nécessité et à notre volonté de proposer un espace de grande qualité. Il est également le premier élément du projet de requalification et d’embellissement de notre Centre-ville ; projet que nous vous présenterons dans les prochains mois.
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Ce projet a été conçu et mené par des grands professionnels parce qu’il n’y a pas de grands projets de ce type sans grands architectes. 

 Le cabinet « Kervliet / Florès » a compris ce que nous souhaitions pour notre commune. Ils n’ont pas hésité à proposer un projet novateur et malgré un environnement contraint.

Je voulais réellement les remercier car il est rare et je l’ai appris en 6 ans maintenant de trouver des personnes qui s’investissent à ce point et sur qui nous pouvons compter.

Ils garderont et ils le savent notre confiance.
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Ce projet a mobilisé nos partenaires.

Une équipe municipale imagine souvent un projet seule mais recherche par la suite les partenaires voulant le soutenir.

Ce projet a été subventionné à hauteur de 70% de l’ensemble des investissements.

Mais au-delà de ces aides financières sans lesquelles nos investissements auraient été plus lourds à porter par la commune, il est toujours plus motivant que d’autres acteurs soient impliqués dans nos projets, comprennent notre démarche, soutiennent notre action, le portent pour qu’il prenne vie et soit mené à son terme.

Je voulais citer l’Etat, la Région et le Département.

Comme je le précisais lors de l’inauguration de la première crèche municipale de Villepreux, cela fait déjà presque 6 ans qu’ils portent avec nous la plupart de nos grandes idées et ils sont un maillon très important dans leur mise en place.
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Et puis je terminerai en vous disant que ce projet était sûrement un peu osé mais il ne faut jamais hésiter à bousculer certains conservatismes.

André Gide n’écrivait-il pas : « Choisir, c’est renoncer. ». J’ajouterai juste ce soir, « Ne rien décider, c’est décidé de ne rien faire. ». 

Lors de l’inauguration de la Place Saint-Vincent, je me souviens de la remarque d’une habitante. Elle me disait que nous n’aurions jamais dû refaire cette place parce qu’elle avait été le lieu de ses souvenirs d’enfance.

Je me rappelle lui avoir répondu simplement qu’elle avait eu beaucoup de souvenirs sur cette place, comme de nombreux Villepreusiens, mais qu’elle en aurait sûrement d’autres et encore de plus beaux.

Le passé nous permet de nous construire, il nous rappelle d’où l’on vient, il fixe des repères, nous permet d’avancer dans la vie. Le passé ne doit pas nous enchaîner et être l’excuse de ne rien oser.

Certains ont vécu peut-être de jolies choses dans l’ancienne bibliothèque. Elle leur rappelle évidemment des histoires, elle leur rappelle leur enfance.

Mais n’ayez pas peur de l’innovation, ne craignez pas les projets, ils permettent à la commune et à chacun d’entre nous d’avancer un peu plus chaque jour dans notre vie.
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Alors, Mesdames, Messieurs, chers amis, vous l’avez entendu, le Nautilus comme la grande majorité de nos projets, se résume à peu de choses : « Une idée évidemment, une analyse de l’existant, un lieu appropriée, un entourage efficace, un financement partagé et puis évidemment une grande volonté et peut-être un petit brin de folie. »

Mesdames, Messieurs, le Nautilus est désormais prêt à prendre la Mer, j’espère de tout mon cœur qu’il embarquera beaucoup d’entre vous et pour les plus beaux des voyages.

Je vous remercie.

lundi 11 novembre 2013

Allocution cérémonie de l'armistice de la première guerre mondiale

Nous voici réunis, une nouvelle fois, en ce 11 novembre, devant ce monument aux morts, pour célébrer la mémoire des combattants de la Grande Guerre.
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C’est ainsi que dans une clairière de Rethondes, il y a quatre-vingt-quinze ans, à cinq heures du matin, le maréchal Foch signa l’armistice mettant fin à ce conflit et permit alors d’écrire dans les livres d’Histoire le bilan le plus terrible que le monde ait connu : 65 millions d’hommes mobilisés, 8 millions et demi de morts, 21 millions de blessés, 4 millions de veuves et 8 millions d’orphelins.
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Nous sommes le 11 novembre 2013 et ce sera ma dernière allocution d’une commémoration d’un armistice pour ce mandat.

Déjà la dernière et je l’ai écrite avec autant d’application, autant de patience mais également avec autant de gravité car celle-ci porte une nouvelle fois le poids de l’Histoire et concerne chacun d’entre nous.

Rien ne peut être semblable à l’écriture d’une allocution portant sur l’histoire de ces deux guerres mondiales.
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En 6 ans, je vous ai évoqué toutes ces choses que nous devons garder en nous et transmettre à nos enfants, pour qu’à leur tour, ils puissent les transmettre aux leurs.
 
Transmettre pour ne pas oublier, ne pas oublier pour ne pas reproduire.
 
Et je regardais les premiers reportages à l’approche du 11 novembre réalisés dans les communes de la Meuse, de la Marne et de l’Aisne.
 
Je regardais ces personnes prendre la direction de Verdun et apporter aux Maires des communes ayant perdu les leurs durant ce conflit, des flambeaux allumés depuis la flamme de la tombe du soldat inconnu.
 
Je les écoutais parler de ces mères qui n’ont jamais revu leurs fils partis aux combats. Je les entendais dire à quel point il était encore important d’honorer ces enfants de France morts pour leur pays et pour la liberté.
 
Dans quelques jours, nous célébrerons le centenaire du début de la première guerre mondiale et dans de nombreuses régions de France, dans des milliers de nos villes et à Villepreux en particulier, leur histoire sera encore évoquée.
 
Dans quelques mois alors, au travers d’expositions et de conférences, nous raconterons encore et encore.
 
Transmettre pour ne pas oublier, ne pas oublier pour ne pas reproduire.
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Nous raconterons que depuis la disparition du dernier poilu, le souvenir personnel des souffrances et des sacrifices a laissé la place à l’Histoire.
 
Nous expliquerons que pour que tant de souffrances et de sacrifices n’aient pas été consentis en vain, nous avons un devoir moral, celui de faire que cette Histoire construite sur ces destinées tragiques continue d’être une Histoire partagée.
 
Nous raconterons qu’à travers cette Histoire, chacun reconnaît une part de lui-même et puise la fierté dans notre pays, celle que nous voulons garder, qui fait notre force et que nous voulons, année après année, communiquer simplement à ceux qui nous suivrons.
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Nous raconterons le courage extraordinaire de nos soldats.
 
Nous n’oublierons pas l’hommage que nous devons leur rendre, à tous ceux qui ont combattu jusqu’à l’extrême limite de leurs forces avec dans le cœur l’amour de leur patrie, la conviction de défendre une juste cause et sans doute les êtres qu’ils aimaient.
 
Nous raconterons leur courage car ils se sont battus pour la France et sont morts pour la liberté.
 
Nous raconterons leur bravoure car c’est l’honneur d’un grand peuple de respecter ses soldats et d’honorer ceux qui sont morts pour le défendre.
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Mais nous raconterons également les exécutions sommaires des soldats français pour l’exemple et parce qu’ils hésitèrent quelques secondes avant de courir vers la mort.
 
Nous n’oublierons pas les combats durant lesquels plus de 100 hommes pouvaient mourir en une minute.
 
Nous expliquerons qu’aucun reproche ne pourra être porté même à ceux qui, après avoir affronté avec un courage inouï la plus terrible des épreuves, refusèrent un jour, un matin, d’avancer parce qu’ils n’en pouvaient plus et parce que tout cela leur semblait si absurde.
 
Transmettre pour ne pas oublier, ne pas oublier pour ne pas reproduire.
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Nous raconterons alors la vengeance née des souffrances, des mutilations, des destructions et de la haine de l’autre.
 
Nous n’oublierons pas ces soldats meurtris, qui au sortir de la guerre imploraient que ces horreurs ne se reproduisent pas.
 
Nous raconterons qu’il est facile de se venger, d’humilier et de rabaisser lorsqu’on sort vainqueur.
 
Nous expliquerons que la vengeance ne mène à rien sauf à la haine puis de nouveau au chaos.
 
Nous raconterons la seconde guerre mondiale, conséquence de cette vengeance, nous raconterons la Shoa, nous raconterons ce deuxième chapitre de l’horreur.
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Mais nous raconterons ensuite l’espérance née des efforts faits pour préserver la paix.
 
Nous n’oublierons pas la création de l’Organisation des Nations Unies, l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le début de la construction de l’Europe.
 
Nous raconterons la réconciliation entre les peuples Français et Allemand et la volonté de construire un avenir commun plutôt que celle de se détruire.
 
Nous raconterons que le plus dur était de tendre la main et d’ouvrir les bras pour tenter de pardonner.
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Transmettre pour ne pas oublier, ne pas oublier pour ne pas reproduire.
 
En 6 ans, certaines choses n’ont jamais du être décidées, elles se sont imposées d’elles-mêmes, elles étaient en moi.
 
Je n’ai pas décidé de prendre le temps de préparer chacune de ces allocutions, cela s’est imposé simplement à moi.
 
Je n’ai pas décidé d’être présent quoiqu’il ait pu m’arriver les 8 mai et les 11 novembre, pour lire chacune de ces allocutions, cela s’est imposé simplement à moi.
 
Je n’ai pas décidé de lire avec gravité chacune d’entre elles, cela s’est imposé simplement à moi.
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En 6 ans, je vous ai parlé et raconté tant de choses. Les avez-vous entendues ?
 
En 6 ans, j’ai préparé tant d’allocutions, fait tant de recherches, relu tant de paragraphes. Les avez-vous retenus ?
 
Mais même si vous repartez en ne conservant qu’une de ces phrases au fond de vous.
 
Même si vous repartez en ne ressentant que l’importance d’avoir été présent ce matin.
 
Même si vous repartez avec juste un unique souvenir remonté de votre mémoire.
 
Je pourrai alors dire très simplement et très humblement que j’ai peut-être réussi à faire ce qui s’est imposé à moi au cours de ces 12 matins de novembre et de mai.
 
Transmettre pour ne pas oublier, ne pas oublier pour ne pas reproduire.
 
Après ces 12 allocutions, après ces recherches, ces récits, ces souvenirs, des gueules cassées à la petite Marie, du Chemin des dames au sommet du ravin de Baby Yar, des poilus à la lettre de Guy Mocquet, je terminerai donc, après 6 ans de commémoration, en vous rappelant ce que je vous disais déjà l’année dernière : « Le plus dur combat restera toujours celui de la vie, de la paix et de l’amour. ».
 
Vive la République. Vive la France.

vendredi 4 octobre 2013

Allocution inauguration de la crèche municipale de Villepreux

Mme Sandrine Grandgambe, Conseillère générale d’Ile de France,
M. Michel Colin, Conseiller général du canton de Saint-Nom-la-Bretèche,
M. Alain Richard, Président du Conseil d’Administration de la Caisse d’Allocations familiales des Yvelines,
M. Edouard Carle, Directeur général du groupe Babilou,
Mme Séverine Font, Directrice de Crèch’ndo,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs les élus du Conseil municipal des jeunes,
Mesdames, Messieurs.

Je souhaite la bienvenue à chacun d’entre vous et je suis ravi de vous voir ici réunis au sein de notre crèche municipale.
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Dans des événements comme celui-ci, lorsque plusieurs intervenants prennent la parole à la suite, mieux vaut-il être le premier ou le dernier d’entre eux ?

Le premier intervenant récite ou lit son discours.

Le second intervenant modifie son discours.

Le troisième adapte son discours.

Le quatrième invente alors son discours.

Que pourrait alors faire le cinquième ?

Nous serons 5 ce soir devant vous …

Vous comprendrez alors pourquoi j’ai préféré prendre la parole en premier.

Plus sérieusement, j’ai voulu débuter cette inauguration pour prendre le temps de remercier tout particulièrement nos partenaires, ceux qui nous ont accompagné pour le montage de ce projet, ceux qui sont avec nous ce soir.

Depuis presque 6 ans maintenant, ils portent avec nous la plupart de nos grands nos projets et ils sont un maillon très important dans leur mise en place, qu’ils s’agissent de l’Etat, de la Région ou du Département.

Ce projet a notamment été subventionné à hauteur de 60%, le Nautilus, la grande bibliothèque qui sera inaugurée le 20 décembre prochain à hauteur de 80% et je citerai également le parc sportif V-Park subventionné pour la création du terrain de football synthétique et la piste d’athlétisme.

Mais au-delà de cette aide financière directe sans laquelle ces projets auraient été plus lourds à porter par la commune, il est toujours plus motivant que plusieurs acteurs soient impliqués dans nos projets, comprennent notre démarche et soutiennent ainsi notre action.
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Je suis très heureux d’être présent ce soir et de pouvoir inaugurer avec Pascale notre première crèche municipale tant ce projet était sûrement la proposition la plus symbolique de notre programme défendu il y a 6 ans maintenant.

Beaucoup de choses se sont d’ailleurs construites autour de lui et même si nous avons été confrontés à de nombreux problèmes, à de nombreuses tentatives de blocage, nous n’avons jamais baissé les bras et nous sommes évidemment très heureux de l’avoir vu se concrétiser ces derniers mois.

Une ville de 10.000 habitants, une ville qui se développera dans les prochaines années, une ville tournée vers la famille, une ville qui rajeunit se devait de proposer une structure de ce type.
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Nous avons voulu et porté ce projet non pas au nom d’une idéologie, celle expliquant qu’un mode de garde est meilleur qu’un autre.

Notre projet n’avait qu’un but, celui de diversifier les modes de garde présents sur Villepreux et offrir ainsi aux parents l’option leur semblant la plus appropriée à leur mode de vie et à leur quotidien.

Aujourd’hui, la crèche vient donc compléter les possibilités présentes sur la commune avec déjà en place la structure pré-maternelle, la halte-garderie et également un réseau de près de 70 assistantes maternelles, particularité de notre ville.

D’ailleurs, l’un des enjeux de ce projet était de proposer cette nouvelle structure sans pénaliser l’activité professionnelle de ces personnes.

La réussite d’un projet se vérifie également lorsqu’il est accepté par le plus grand nombre et par ceux justement qui pouvaient en avoir peur initialement.

C’est pour cette raison notamment que nous nous étions engagés à limiter le nombre de places offertes dans un premier temps à 30 berceaux mais en imaginant une crèche évolutive qui offrira 10 places supplémentaires pour prendre en compte les nouveaux besoins dans les prochaines années.
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Je terminerai par un message à notre délégataire Babilou. Nous vous avons choisi pour votre professionnalisme, pour vos compétences, pour votre expertise et pour la qualité de votre réponse lors de l’appel d’offres.

Les premiers retours sont excellents et j’en suis ravi comme vous pouvez vous en douter. Vous avez l’une des plus grandes des responsabilités, celle de prendre soin des enfants dont vous avez la garde chaque jour.

C’est également ce que fait l’équipe municipale ce soir, après quelques semaines de fonctionnement, en vous conviant très officiellement Crèch’ndo, notre bébé, celui de toute l’équipe de « Villepreux Autrement ».

vendredi 10 mai 2013

Allocution commémoration armistice du 8 mai 1945


Il y 5 ans, je quittais la Mairie pour ma première commémoration de l’armistice du 8 mai 1945 et il faisait beau. 

Et ce matin, je me souviens de tout, de la descente vers le village, du parcours pour arriver jusqu’à vous, de l’émotion quand j’avais vu les enfants réunis, de la lecture de mon premier discours avec Léa à mes côtés. 

Je me souviens en fait de chacune de ces commémorations car la seconde guerre mondiale fut la plus grande tragédie de notre humanité, celle qui n’est pas possible d’oublier, celle que nous devons continuer de raconter. 

Et aujourd’hui, en 2013, c’est avec une réelle émotion que je vous lis pour cette commémoration la dernière allocution de mon mandat. 

En la préparant, j’ai relu celles que j’avais déjà écrites et tout est remonté, en un instant, comme lorsqu’on ferme un livre et qu’on se souvient alors des moments les plus importants et des chapitres qui l’ont composé.  

J’aurai voulu relire chacune d’entre elles ce matin, elles sont une partie de moi, elles sont encore si vraies, j’y avais mis toute ma force. 

Souvenons-nous et apprenons ce matin encore pour ne rien oublier, nous en n’avons pas le droit. 
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Depuis 2008, je vous ai raconté ces bourreaux, ces traîtres et ces collaborateurs. 

Souvenons-nous que même si la vraie France n’était pas à Vichy, ne collaborait pas, ne dénonçait pas, ne torturait pas, certains ont incarné la France du déshonneur. 

Souvenons-nous de l’histoire de ces collaborateurs qui envoyèrent des familles, des enfants, des innocents vers la mort. 

Souvenons-nous de Maurice Papon et de Charles Spinasse.

Souvenons-nous de l’histoire des militaires et des hommes politiques français qui ouvrirent leurs bras aux allemands en adhérant à l’idéologie nazie et offrirent ainsi la France à Hitler.



Souvenons-nous de Pierre Laval, de Joseph Darnand et de Philippe Pétain.
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Depuis 2008, je vous ai raconté ces soldats venus du monde entier, serrés dans ces barges, courant sur les plages de Normandie, se battant dans les Ardennes et morts loin de leur pays. 

Apprenons du Major Richard D. Winters et du Capitaine Ronald Speirs. 

Depuis 2008, je vous ai parlé de ces soldats français humiliés, partis si précipitamment de France et revenant après plusieurs années pour libérer leur pays et retrouver la fierté d’être français. 

Apprenons de ces soldats qui refusèrent la fatalité de la défaite et de l’occupation, continuèrent à se battre et permirent à la France de retrouver son rang et son honneur une fois la Guerre terminée. 

Apprenons du Général de Gaulle qui, en refusant d’accepter ce qui semblait inéluctable, redonna en un instant, en un discours, l’espoir à tout un peuple.

Apprenons de Philippe Kieffer, premier soldat touchant le sol de France, ce matin de juin 1944. Avec son commando, il hurlait au monde, l’armée française est de retour sur le sol de France. 

Apprenons de Jacques-Philippe Leclerc, commandant de la 2ème DB qui se battit dans le désert d’Afrique, en Normandie puis en Europe.
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Depuis 2008, je vous ai raconté ces résistants, ces exemples pour chacun d’entre nous. Ils sont morts injustement, privés de leur vie encore si jeunes, ils avaient au fond d’eux la force des héros. 

Depuis 2008, je vous ai expliqué leur combat, leur refus de la soumission, le rejet de l’injustice et de la fatalité.

Ils ne baissaient pas la tête devant l’ennemi, n’acceptaient jamais le déshonneur et ignoraient la lâcheté. Ils avançaient libres, convaincus, conscients des difficultés et sûr de leur destin. 

Depuis 2008, je vous ai raconté l’histoire de nombreux résistants en expliquant comment ils se sont battus et comment ils sont morts et cela pour ne jamais les oublier.

Apprenons de ces femmes de la résistance : Renée Levy, décapitée à la hache, à la prison de Cologne le 31 août 1943 et qui déclara à ses bourreaux : « Je suis Française et j'ai bien fait de servir mon pays. Je regrette seulement de n'avoir pas pu en faire davantage. » et France Bloch, décapitée, à la prison d’Hambourg le 12 février 1943 et qui écrivit à quelques heures de sa mort : « Ce soir, je vais mourir ; à 9 heures, on m'exécutera. Je n'ai pas peur de quitter la vie, je ne veux seulement pas attacher ma pensée sur la douleur atroce que cela m'est de vous quitter tous, mes amis. ».

Apprenons de ceux qui se suicidèrent pour ne pas risquer de parler sous la torture : Fred Scamaroni, responsable du réseau Action R2 Corse, il se suicida dans sa cellule et Pierre Brossolette, compagnon de la libération qui torturé pendant plus de 2 jours, se jeta du 4ème étage pour ne rien dévoiler.

Apprenons de ceux qui furent exécutés sans dévoiler le moindre de leurs secrets : Pierre Griffi qui hurla devant le peloton d’exécution « Je meurs en soldat français ! » et Jean Nicoli qui écrivit à ses enfants avant qu’on vienne le chercher pour le tuer « Ne pleurez-pas, souriez-moi. Soyez fier de votre papa. ».

Apprenons de tous ces jeunes hommes, de tous ces enfants, morts pour la France en brandissant une formidable espérance dans l’avenir : les 35 fusillés de la Cascade du Bois de Boulogne, les 5 martyrs du lycée Buffon et Jacques Baudry écrivant à ses parents : « Mes pauvres parents chéris, j’ai eu la chance de savoir, avant de mourir, que vous étiez courageux. La guerre sera bientôt finie. » ; et bien évidemment comment ne pas citer une dernière fois ce matin Guy Mocquet, demandant simplement à sa mère la veille de sa mort « Ma petite Maman chérie soit courageuse ».

Apprenons également aux côtés des résistants, des « Justes parmi les nations » qui refusèrent l’ignominie en cachant des juifs au péril de leur vie, en les sauvant d’une déportation certaine, en tentant de leur faire oublier l’horreur de ces moments. 

Apprenons de Germaine Ribière qui créa l’Amitié Chrétienne en 1941 pour aider les juifs soumis aux décrets de Vichy et du Père Marie-Benoît, surnommé le père des juifs, qui aida des centaines d’entre eux à gagner la Suisse et l’Espagne.
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Depuis 2008, je vous ai parlé des 6 millions de morts dont 1.5 millions d’enfants victimes du seul génocide industrialisé de l’Histoire.

Souvenons-nous des unités mobiles de tuerie qui précédèrent la mise en œuvre des camps de la mort.

Souvenons-nous des massacres perpétués à l’Est de l’Europe.

Souvenons de celui de Liepāja où 2.749 juifs furent tués sur une plage, les femmes et les enfants forcés de se mettre en sous-vêtements étaient pris en photos par leurs bourreaux nazis. Nous étions le 15 décembre 1941.

Souvenons-nous de l’opération dite de la « Fête des Moissons » et des massacres de Trawniki, Poniatowa et Lublin avec plus de 40.000 juifs exterminés en 2 jours d’une balle dans la tête.

Souvenons-nous également de la rafle du Vel d’Hiv et des 8.000 adultes et 4.000 enfants regroupés dans des conditions épouvantables à l’intérieur du Vélodrome d'Hiver dans l’attente d’être transportés vers les camps de concentration.

Souvenons-nous une dernière fois de Marie, petite fille plein d’espérance et qui du haut de ses 10 ans, écrivait à son père durant le trajet en pensant le revoir un jour.

Souvenons-nous de la petite Marie qui se préparait à fêter son 11ème anniversaire et qui fut exécutée, le 23 septembre 1942, gazée un matin à Auschwitz.

En préparant ce discours, je voyais ma fille de 10 ans et je me suis souvent demandé ce qu’avait pensé Marie en pénétrant dans la douche qui la condamnait. J’espère de tout cœur qu’elle conservait encore ses rêves d’enfants pour ne s’apercevoir de rien et qu’elle s’était juste dit qu’elle allait être propre et sentir bon.
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Et puis depuis 2008, il y eu l’évocation de Baby Yar et 2 jours de septembre 1941, lorsque l’humanité toute entière a basculé dans l’horreur absolue avant de s’arrêter, au sommet d’un ravin.

Je voulais terminer par cette histoire car si vous ne reteniez qu’une chose ce matin, qu’une chose depuis 2008, je souhaiterai que ce soit celle-ci, vous pourrez alors la raconter aux plus réticents, aux plus perplexes, à ceux qui ne comprennent toujours pas l’importance d’être réunis ce matin.

Souvenons-nous de l’extrait du livre de Laurent Binet, HHhH pour en français, le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich.

Souvenons-nous encore une fois Baby Yar, je vous en parlais en 2011 : « Babi Yar était un immense dénivelé naturel situé à la périphérie de Kiev. Lorsque j’ai voulu m’y rendre, le chauffeur de taxi qui m’y conduisait a tenu à me montrer jusqu’où, à l’époque, s’étendait Babi Yar. Il m’a mené à une espèce de fossé boisé, où, m’a-t-il expliqué, l’on jetait les corps qui dévalaient du talus. Entre 1941 et 1943, les nazis ont fait de ce fossé ce qui est probablement le plus grand charnier de toute l’histoire de l’humanité : comme l’indique la plaque commémorative, ici ont péri plus de cent mille personnes, victimes du fascisme. Plus d’un tiers ont été exécutées en moins de quarante-huit heures. Ce matin de septembre 1941, les Juifs de Kiev se rendirent par milliers au lieu de rassemblement où ils avaient été convoqués, avec leurs petites affaires, résignés à être déportés, sans se douter du sort que l’Allemand leur réservait. Ils comprirent tous trop tard, certains dès leur arrivée, d’autres seulement au bord de la fosse. Entre ces deux moments, la procédure était expéditive : les Juifs remettaient leurs valises, leurs objets de valeur, et leurs papiers d’identité, qui étaient déchirés devant eux. Puis ils devaient passer entre deux rangés de SS sous une pluie de coups. Si un Juif tombait, ils lâchaient les chiens sur lui, ou ils étaient piétinés par une foule affolée. Au sortir de ce couloir infernal, débouchant sur un terrain vague, les Juifs éberlués étaient sommés de se déshabiller entièrement, puis étaient conduits complètement nus au bord d’un fossé gigantesque. Là, les plus obtus ou les plus optimistes devaient laisser toute espérance. L’absolue terreur qui les envahissait à cet instant précis les faisait hurler. Au fond du fossé s’empilaient les cadavres. Mais l’histoire de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants ne s’arrête pas tout à fait au bord de cet abîme. En effet, dans un souci d’efficacité très allemand, les SS, avant de les abattre, faisait d’abord descendre leurs victimes au fond de la fosse, où les attendait un entasseur. Il menait chaque Juif sur un tas de corps, et lorsqu’il lui avait trouvé une place, le faisait étendre sur le ventre, vivant nu allongé sur des cadavres nus. Puis un tireur, marchant sur les morts, abattait les vivants d’une balle dans la nuque. Le 2 octobre 1941, l’Einsatzgruppe en charge de Babi Yar pouvait consigner dans son rapport : « Le Sonderkommando 4a a exécuté 33.771 Juifs à Kiev, les 29 et 30 septembre 1941. »
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Depuis le 8 mai 2008, vous m’avez entendu parler de tous ces événements, de tous ces soldats, de tous ces résistants, de tous ces bourreaux, de tous ces collaborateurs.

Depuis le 8 mai 2008, vous m’avez entendu parler de l’horreur, de l’ignominie, de la honte mais vous m’avez surtout écouté vous parler de la fierté, du combat, de l’honneur, de la liberté.

Depuis le 8 mai 2008, j’ai voulu expliquer tout ce qui avait constitué la seconde guerre mondiale et fait de celle-ci le plus grand drame de notre Histoire.

Et depuis le 8 mai 2008, vous m’avez vu entouré de Léa, Lucie, Aimie, Léna, Tom, Cécile et de tant d’autres enfants.

C’est pour eux que nous devons continuer à ne jamais oublier car la mémoire est notre seul instrument, la seule garante de paix, leur seul salut.

C’est pour eux que nous devons transmettre cette Histoire, cela pour qu’ils puissent à leur tour la transmettre à leurs enfants.

Aussi longtemps que cela sera possible, nous devrons nous retrouver chaque matin du 8 mai pour leur expliquer qu’il peut suffire de la folie d’un homme pour plonger l’humanité dans le plus grand des chaos, que certaines idéologies peuvent entraîner l’horreur absolue, qu’ils doivent rester vigilants à tout prix.

Certaines choses ne peuvent pas être oubliées, certains événements ne doivent pas l’être. Nous n’en avons pas le droit. C’est notre devoir.

samedi 12 janvier 2013

Cérémonie des voeux du Conseil municipal


Mesdames, Messieurs, chers amis,

Nous sommes sincèrement ravis de vous retrouver encore une fois ce soir, ici réunis, ensemble pour cette nouvelle cérémonie des vœux non pas du Maire uniquement mais de l’ensemble de l’équipe municipale.

Je voulais sincèrement remercier Henri Guaino, député de la 3ème circonscription, pour sa présence. C’est un réel honneur de vous avoir parmi nous et je peux vous assurer que notre Ville vous accueillera toujours avec le plus grand des plaisirs

Je vous remercie très personnellement, cher Gérard Larcher, Sénateur-Maire de Rambouillet et ancien Président du Sénat, pour être parmi nous encore ce soir et surtout à mes côtés.

Je souhaite également la bienvenue à Michel Colin, Conseiller général du canton de Saint-Nom la Bretèche et Maire de Noisy le Roi, à Olivier Delaporte, Conseiller général du canton de la Celle Saint-Cloud et Maire de la Celle Saint-Cloud et Jean-Michel Gourdon, Conseiller général du canton de Plaisir et Conseiller municipal des Clayes-sous-Bois. Je les remercie pour leur fidélité et leur présence encore une fois ce soir.

Je suis très heureux d’accueillir pour la première fois depuis 2008 la Maire de Plaisir, Mme Joséphine Kollmannsberger.

Bienvenue également Mme Véronique Cote-Millard, Maire des Clayes-sous-Bois.

Bienvenue aux adjoints aux Maires et conseillers municipaux, représentants des villes voisines, celles et ceux de Neauphle-le-Vieux, Bailly et les Clayes-sous-Bois. Merci aux élus de Villepreux d’être avec moi encore une fois ce soir.

Et puis bienvenue également à l’ensemble des habitants, cela fait deux ans que nous ouvrons cette cérémonie à chacun d’entre vous. Vous êtes Villepreux et c’est pour vous que nous sommes là ce soir.
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Avant tout et bien évidemment puisque cela reste la tradition, le Conseil municipal se joint à moi pour vous souhaiter la plus belle des années 2013.

Alors un Conseil municipal élargi et non plus composé de 29 élus mais de 55 puisque nous avons la joie d’accueillir les 26 nouveaux conseillers municipaux élus en mars dernier et formant le Conseil municipal des jeunes.

Je voulais devant eux et devant vous tous, les remercier pour leur implication réelle et les premiers projets réalisés.

Que cette année soit plus douce que les années précédentes, qu’elle soit heureuse, qu’elle soit agréable, qu’elle vous protège vous tous ainsi que ceux que vous aimez, qu’elle marque et même si cela ne semble pas en prendre le chemin, le retour de la croissance et la reprise pour notre pays.
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En préparant ce discours, je lisais ce que j’avais écris les autres années puisque c’est la cinquième fois, déjà, aujourd’hui que je me retrouve devant vous pour vous présenter les vœux de la Municipalité.

Cela fait 5 ans que je débute mon discours en vous parlant de la crise ; celle qui touche notre pays.

Cela fait déjà 5 ans que je vous annonce que la nouvelle année restera difficile tant la situation économique et financière dans le Monde est préoccupante.

Et à l’aube de 2013, certains nous annoncent déjà que nous subirons la pire de toutes les années depuis 2008. Nous devons nous y attendre sans fatalisme, sans renoncement, sans pessimisme mais en étant confiants, combatifs et volontaires car c’est uniquement cet état d’esprit qui nous permettra de relever notre pays de cette situation.

Mais pour une fois, je ne parlerai pas de la crise cette année, je l’évoquerai juste. J’en ai tellement parlé, vous la suivez dans les médias, vous la vivez dans votre quotidien, vous la connaissez aussi bien que moi.

Alors ce soir, je préférerai uniquement vous parler de vous, évoquer nos forces, vous présenter nos projets et vous réaffirmez notre confiance dans l’avenir de Villepreux.

Je voudrai ce soir vous parler encore un peu plus de ce qui nous réunit tous aujourd’hui, à savoir, l’amour que nous portons à notre commune.

Je ne vous raconterai pas la crise ce soir et les difficultés de notre pays, je parlerai de la réussite de notre commune et de l’optimisme que nos résultats et nos réalisations doivent faire naître en chacun d’entre vous.

Je ne vous raconterai pas la crise mais l’espoir dans le futur car c’est bien en refusant de baisser les bras, en arrêtant d’invoquer la fatalité et en sachant prendre les mesures qu’il fallait que Villepreux a montré à son niveau qu’il était possible et malgré les événements de faire différemment.
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Je veux vous parler uniquement de Villepreux ce soir car je ne pourrai surement pas le faire de cette façon l’année prochaine.

C’est donc la dernière fois pour ce mandat que vous m’entendrez m’exprimer ainsi. L’année prochaine, aura débuté en effet la campagne des élections municipales et les règles sont ainsi faites que je ne pourrai plus avoir la même liberté de parole et de ton, je ne pourrai plus vous dire réellement ce que je ressens.

Les règles sont ainsi faites et je devrai évidemment m’y conformer. Ce soir, c’est mon dernier soir et j’ai tant de choses à vous dire encore. Alors j’en profiterai une dernière si vous me le permettez.
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En préparant ce discours, je relisais mes quatre autres allocutions. Je me suis arrêté sur la première d’entre elles, c’était en 2009 et je repensais à la situation périlleuse de notre commune lorsque nous sommes arrivés.

Je me suis alors souvenu de tout, de l’état financier catastrophique, de l’endettement déraisonné, des dépenses de fonctionnement toujours en hausse, de la masse salariale incontrôlée et du manque de vision et de perspective pour notre ville.

Nous devons nous en souvenir ce soir et dans les prochains mois.

Je me souviens avoir mis comme priorité absolue la constitution d’un socle financier stable et solide, seul élément nous permettant d’envisager un avenir plus serein.

Je me souviens des marges de manœuvre que nous recherchions à tous les niveaux.

Je me souviens des commandes bloquées pour prendre le temps de réfléchir et ne pas poursuivre ainsi une politique qui aurait mené à terme Villepreux dans le mur.

Je me revois également traquer toutes les dépenses.

Je me souviens enfin de certaines décisions difficiles mais que nous devions prendre pour assurer l’indépendance de notre commune, éviter à terme sa mise sous tutelle et mieux repartir plusieurs années après.

Alors c’est vrai, nous aurions pu baisser les bras, nous aurions pu dire que nous n’y étions pour rien, nous aurions pu renoncer, nous aurions pu faire comme les autres.

Vous ne nous aviez pas fait confiance pour que nous acceptions cette situation. Nous ne nous étions pas engagés pour rejeter la faute sur les autres mais pour proposer et pour relever tous les défis.

Dès 2008, nous avions déjà pensé amener Villepreux dans la situation qui est la sienne aujourd’hui.
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 Alors ces résultats, je ne les ai pas obtenus seul. Un Maire n’est pas seul, il est l’un des maillons, il est entouré par une équipe sans laquelle il ne peut rien.

Elle lui donne toute cette force, lui fait supporter toutes ces attaques et le protège de toutes ces rumeurs.

Elle lui permet également de vivre ces manipulations et d’entendre ces mensonges.

Je ne l’ai pas fait assez auparavant au cours de mes interventions, de mes allocutions et de mes discours. Je ne les ai sûrement pas mis assez en valeur alors je le ferai ce soir puisque c’est la dernière fois que je peux le faire et parce qu’il est si difficile d’être élu de la majorité municipale.

En tant qu’élu de cette majorité, vous cristallisez toutes les rancœurs et concentrez toutes les rancunes.

Vous devenez la cible pour beaucoup alors que vous n’avez jamais été préparé à cela et que votre seule volonté est de donner pour les autres.

Je voulais personnellement et très sincèrement remercier ceux qui m’accompagnent depuis la création de la liste « Villepreux Autrement ».

Depuis 5 ans maintenant et au-delà de la fierté qui est la mienne chaque jour d’être le Maire de votre commune, j’ai l’immense honneur d’être à la tête de l’équipe municipale.

Dès 2007, l’équipe « Villepreux Autrement » s’est construite en réponse à un objectif, celui de redonner de l’ambition à notre commune, une ambition perdue depuis si longtemps.

Pour cela, « Villepreux Autrement » avait défini dès mars 2008, un programme décrivant les actions et les projets qu’elle allait entreprendre une fois élue. Ce programme couvrait l’ensemble des sujets et des préoccupations dont vous nous aviez parlés au cours de nos rencontres et nos discussions.

Ce programme fut à la base de notre engagement et à l’aube de notre dernière année de mandat, c’est le moment de rendre compte du travail accompli depuis presque 5 ans.

De nombreuses actions ont déjà été réalisées ou sont en cours de réalisation. Elles reflètent le dynamisme de votre commune, son ambition retrouvée et le volontarisme de l’équipe municipale. Je suis donc très heureux de vous remettre ce soir la première version de notre bilan de mandat.

Ce bilan ne signifie évidemment pas que la mission que vous nous avez confiée s’arrête ce soir, elle continuera jusqu’au dernier instant. C’est pourquoi ce document rappelle également nos objectifs pour cette dernière année et sera mis à jour dès la rentrée 2013.

Ce bilan est le résultat du travail de chacun d’entre nous, de chacun d’entre eux et je voulais citer et remercier chacun des membres de l’équipe municipale en commençant par les adjoints : Thierry Essling, Pascale Mostermans, Claude Bertin, Florence Abiven, Valérie Barbosa, Olivier Cauchy et Françoise Bisserier, les conseillers municipaux délégués : Corinne Ricaud, Jean-Claude Paysan, Philippe Lodé, Michel Licois et les conseillers municipaux : Dominique Ballast, Philippe Azincot, Jean-Michel Fos, Sylvie Toulouse, Annie Allègre, Sylviane Harlé, Danièle Preisser, Michel Saint-Martin, Cyrille Tricart et Sylvie Sevin.

Dans les prochains mois et quoiqu’il arrive, certains renonceront, certains nous quitterons et d’autres resteront, ils garderont toujours je peux vous l’assurer une place toute particulière près de moi.
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Dans ce bilan, vous découvrirez que le cap a été maintenu encore durant cette année 2012, que des belles perspectives apparaissent déjà pour 2013 et au-delà.

Cette année, malgré 700.000€ de moins inscrits au budget en raison des baisses des dotations et de nouvelles contributions, l’objectif fut porté encore et toujours sur les investissements.

C’est parce que nous avions comme priorité n°1 la consolidation du socle financier de la commune que nous pouvons encaisser encore ces diminutions en espérant il est vrai que le gouvernement ne continue pas dans cette direction.
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C’est dans ce contexte que l’année 2012 fut l’année de tous les records avec plus de 6 millions d’euros consacrés aux investissements.

Comme l’année dernière j’ai souhaité vous présenter quelques exemples des actions réalisées et 4 initiatives majeures menées en 2012.

La première réalisation concerne la Grande bibliothèque dont l’ouverture est toujours prévue pour septembre 2013. En lieu et place de la salle des fêtes de la Haie Bergerie, 500 m² seront ainsi consacrés à la culture et au multimédia. En plein cœur du centre ville, ce lieu marquera la première brique d’un projet plus global qui sera étudié dès cette année.

La seconde réalisation concerne le Parc sportif qui sera achevé dans sa totalité pour le printemps prochain. Le V Park est dédié aux sportifs, aux enfants, aux familles et en fait à chacun d’entre vous. Une attention toute particulière a été portée à ce site notamment au travers de végétaux de qualité et de la poursuite de la coulée verte.

La troisième réalisation concerne le désenclavement du Val Joyeux et la création d’une seconde voie de sortie. Cette voie attendue depuis des années démontre l’importance de vous écouter puisque ce projet est issu d’une réflexion commune entre les habitants du Val Joyeux et la Municipalité.

Et enfin, je suis ravi de terminer par la dernière réalisation et le lancement de la construction de la première crèche municipale qui doit ouvrir dès la rentrée 2013. Ce projet restera le projet emblématique de notre programme et nous sommes tous très heureux de voir son aboutissement.

Les programmes pluriannuels ont été encore poursuivis. Ils nous permettent d’avoir une politique plus efficace et plus globale en planifiant nos investissements sur plusieurs années :
  • 340.000€ pour le Programme de Rénovation Urbaine en lien direct avec l’audit que nous avions mené au début de notre mandat et fixant les priorités quant aux travaux de voirie,
  • 62.000€ pour le Programme d’Informatisation des écoles et l’installation des tableaux interactifs,
  • 120.000€ pour la Modernisation du Système d’Informatisation de la Mairie,
  • 30.000€ pour le Renouvellement des Infrastructures et du Matériel Sportifs,
  • Le Programme d’Embellissement de la Commune s’est poursuivi également avec le remplacement de nombreux mobiliers urbains et le fleurissement de la commune. Il fut récompensé par un 1er prix dans le cadre du concours des Villes et des Villages fleuris.

Et cette année, trois nouveaux programmes ont complété ces premiers dispositifs:
  • Le Programme de Sécurisation Générale regroupera l’ensemble des moyens et des équipements assurant la sécurité des biens et des personnes. Nous continuerons ainsi la mise en œuvre de la vidéo-protection et des dispositifs de sécurité des piétons avec notamment la poursuite de l’installation des radars pédagogiques et de celle d’éléments spécifiques lors de rénovation des voiries.

    En parallèle, l’effectif de la Police Municipale sera augmenté.

    Enfin, ce programme comprend également ce que nous développons maintenant depuis plusieurs années, les réunions publiques à thème qui seront encore multipliées cette année.

    Elles permettront de réfléchir tous ensemble à la sécurisation des zones les plus dangereuses pour les piétons. C’est ainsi que nous avons déjà travaillé avec les riverains des rues de Berry et du Moulin à papier et sommes en cours de réflexion avec ceux du Chemin de Rambouillet.

    D’autres quartiers seront également étudiés au cours des prochains mois, notamment l'avenue du Grand parc.
  • Le Programme de Réhabilitation des Ecoles a également débuté et démontre mon engagement et ma volonté d’accueillir vos enfants dans les meilleures conditions.

    C’est ainsi que de nombreux travaux de rénovation ont déjà été effectués.

    Ce programme sera accéléré dès cette année pour permettre à l’horizon 2018 d’avoir réhabilité l’ensemble de nos établissements scolaires.
  • Enfin, le Programme de Réhabilitation du Foyer résidence « L’Orme à la Blonde » a débuté. En partenariat avec le gestionnaire Effidis, la planification d’une réhabilitation d’envergure a été définie et les premiers travaux réalisés dès cette année, travaux couplés à la rénovation de plusieurs studios, des parties communes et de la pièce de restauration principale pris en compte directement par la commune.
Le rôle d’une municipalité est effectivement de n’oublier personne et de prendre en compte à la fois les besoins et les attentes de l’ensemble des habitants, des plus jeunes aux plus anciens.

J’aurai pu continuer longtemps tant les actions menées cette année furent encore nombreuses en vous parlant notamment de la création du local de répétition musicale tant attendu par les jeunes depuis de nombreuses années.

Je terminerai par l’attention particulière qui a été encore portée à l’accueil de la population avec notamment la préparation à l’adoption du référentiel Marianne décrivant les engagements d’une municipalité pour améliorer les services à la population.

L’adoption de ce référentiel Marianne est conjointe avec la mise en œuvre d’un guichet unique opérationnel dès la rentrée 2013. Il permettra de vous accueillir en un lieu unique et cela avec un interlocuteur unique pour faciliter l’ensemble de vos démarches administratives.

Pour mener tous ces projets d’un montant de plus 6 millions d’euros, aucun emprunt n’aurait été nécessaire une nouvelle fois.

L’année dernière, je vous parlais déjà du blocage par certains de la vente des terrains des anciens Services Techniques ; ceux se proclamant les défenseurs de la ville de Villepreux. Je vous disais également que nous saurions rechercher tous les financements temporaires possibles si ce blocage perdurait en 2012.

Nous n’accepterons jamais que certains bloquent nos projets à des fins politiques et nous avons été contraints de contracter un emprunt relais dans l’attente que la vente imminente soit effective.

Je tenais à leur dire comme l’année dernière que vouloir défendre Villepreux ne signifie pas aller à l’encontre de l’intérêt général. Vouloir défendre Villepreux ne permet pas à quelques uns, uniquement pour leur ambition personnelle, d’avoir fait perdre à la commune presque 2 millions d’euros entre la somme initialement négociée et l’estimation d’aujourd’hui, 3.5 millions au lieu de 5.3 en 2011 et cela simplement en raison de la crise.

Avoir fait perdre à la commune 2 millions d’euros est irresponsable et coupable et les Villepreusiens, j’en suis persuadé, sauront s’en rappeler dès 2014. Comment imaginer un instant faire confiance à une personne qui fait perdre 2 millions d’euros uniquement en raison de son animosité à mon égard.

Je ne peux pas terminer sur l’année 2012 sans vous parler de l’intercommunalité. Chacun se rend compte de toutes les synergies et des liens étroits qui existent entre nous et nos amis des Clayes-sous-Bois et de Plaisir. Chacun sait également mon souhait de nous voir réunis ensemble pour créer une nouvelle structure intercommunale, une structure de projets, d’optimisation des services et de recherches des économies d’échelle.

Cependant les villes des Clayes-sous-Bois et de Plaisir préférant se tourner vers Saint Quentin-en-Yvelines, structure ne nous apportant aucun avantage, le statuquo serait de mise et Villepreux ne devrait pas intégrée de structure intercommunale.
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L’année 2013 sera comme les autres, une année de continuité avec évidemment la poursuite des différents programmes pluriannuels, l’ouverture de la crèche, de la bibliothèque et la finalisation du V Park.

Mais au-delà, je souhaiterai vous parler de 4 initiatives majeures pour les prochains mois et les prochaines années.

La première initiative était inscrite dans notre programme et concerne la réhabilitation et l’embellissement du centre ville.

Villepreux change, Villepreux voit naitre de beaux projets, Villepreux se transforme mais Villepreux a un handicap, son centre ville. Nous devons réfléchir à un centre ville qui nous ressemble, un lieu d’échanges, un lieu de convivialité, un lieu de rencontre, un lieu enfin où il sera simplement agréable de se promener.

Une étude sera lancée dès cette année pour que architectes, spécialistes de l’aménagement urbain, puissent faire les premières propositions.

Comme pour les autres projets, des réunions de concertation avec les riverains mais également les commerçants seront organisées afin de vous présenter les premiers résultats et collecter vos idées et vos attentes.

Le centre ville d’une commune de 10.000 habitants est un projet structurant qui ne doit pas être mené rapidement mais au contraire être le plus réfléchi.

La seconde initiative porte sur la réhabilitation et l’extension du Complexe Alain Mimoun. Ce complexe est vieillissant et, malgré des premiers travaux d’amélioration, ne répond plus totalement aux attentes des associations. Nous lancerons une étude qui débouchera sur un vaste projet combinant embellissement et réhabilitation de l’existant avec des extensions nécessaires permettant d’offrir plus d’espace.

Toujours dans le sport, les 2 gymnases du Trianon furent construits à moindre frais. Ils ont toujours été inadaptés à un fonctionnement hivernal et vieillissent rapidement.

L’extension de la ZAC du Trianon nous permet d’envisager la construction d’un nouveau complexe moderne et respectant les nouvelles normes environnementales et thermiques. Une étude de faisabilité est en cours et permet d’envisager de belles perspectives. Le projet sera financé dans sa totalité par la vente des terrains actuels et donc sans recourt à l’emprunt.

Je terminerai enfin par sûrement l’un des sujets les plus polémiques de notre mandat, je vous parlerai du devenir du Théâtre. Les choix qui ont été les nôtres étaient des choix responsables et il n’était pas raisonnable de continuer à dépenser 300.000€ de fonctionnement chaque année dans une situation financière des plus difficiles.

La polémique n’a plus lieu d’être et il est temps d’envisager de réhabiliter le Théâtre, lieu inscrit à notre patrimoine.

Une étude sera également lancée pour réfléchir aux possibilités qui s’offrent à nous pour réaliser cette opération et en intégrant la transformation de l’ancienne bibliothèque en salle modulable ainsi que le traitement de la Place du Théâtre.

Il ne sera cependant jamais envisagé de reprendre un fonctionnement similaire à celui qui existait lors de notre arrivée mais au contraire de satisfaire le plus grand nombre d’entre vous sans remettre en cause nos règles élémentaires de contrôle des dépenses de fonctionnement.

Dès cette année et dans l’attente, je suis déjà ravi d’annoncer la mise à disposition des salles de danse du Théâtre pour permettre aux associations de développer leurs activités dès septembre prochain.

Je dois vous parler aussi de l’extension de la ZAC du Trianon dont les travaux devraient débuter au l’année 2014. Cette extension inscrite au Schéma Directeur de la Région Ile de France verra à terme la création de 500 logements.

Nous avions souhaité, en compagnie de l’acquéreur des terrains et de l’aménageur Kaufman & Broad, réunir les riverains pour leur présenter le projet dans son intégralité et en toute transparence.

Les premiers retours ont été excellents aux niveaux de l’esthétisme, de la qualité et de l’intégration à l’existant. Le projet répond également aux attentes des riverains puisque le projet limite les flux de circulation entre les quartiers, favorise les circulations douces, préserve les espaces verts, limite la densité et gère au mieux la progressivité des hauteurs.

Mesdames, Messieurs, je terminerai cette partie consacrée à 2013 en vous parlant d’un unique point lié aux Finances et en évoquant une nouvelle fois la crise. Cette crise a limité les possibilités pour les communes, pénalise également le pouvoir d’achat de chacun d’entre vous, pouvoir d’achat mis à mal par les augmentations des tarifs et la création de nouvelles taxes au niveau de l’Etat.

Nous l’avions évoqué dans notre programme de 2008 et il est temps aujourd’hui de vous faire bénéficier également des résultats de notre gestion. J’ai donc le plaisir de vous annoncer que nous envisageons dès cette année le début de la baisse des taux d’imposition, cela afin de compenser l’augmentation des bases locatives sur lesquelles nous n’avons aucun poids.
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Je dois également évoquer pour l’année 2013, le démarrage de la campagne des élections municipales de 2014.

En 5 ans comme vous le savez et comme vous l’avez encore entendu ce soir, nous n’avons jamais baissé les bras et cela pour Villepreux uniquement et pour vous tous.

En 5 ans d’autres également n’ont jamais abdiqué mais pour nous attaquer, pour nous critiquer, pour nous calomnier, pour bloquer nos projets, pour vous manipuler, pour vous effrayer enfin.

En agissant de cette façon, ce n’est pas à moi qu’ils font mal mais à Villepreux tout simplement.

Alors, j’en appelle en ce 11 janvier 2013 à chacun d’eux et je leur dit simplement qu’il est possible de ne pas être d’accord avec nos choix et avec nos décisions mais qu’il est possible également de mener le combat dans le plus grand respect de l’autre.

Villepreux ne veut plus ces querelles, elles sont d’un autre temps, Villepreux ne veut plus ces rumeurs, elles blessent, Villepreux ne veut plus ces manipulations, elles font mal.

Villepreux mérite mieux que cela. Villepreux mérite une campagne apaisée, une campagne digne et une campagne de confrontation d’idées. Voilà ce que je souhaite ce soir devant vous tous et cela pour tous les Villepreusiens.
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Mesdames et Messieurs, ce qu’il a été possible de faire encore une fois cette année n’est pas le fruit du hasard, ne vous méprenez pas mais la poursuite d’une action entreprise il y 5 ans maintenant.

Les mêmes qui avaient échoué pendant 13 ans avant 2008 auraient continué à échouer et même encore aujourd’hui ils ne savent que proposer les mêmes choses, nous ressortent les mêmes idées et distribuent les mêmes tracts.

Dès 2007, nous savions au fond de nous-mêmes que les Villepreusiens ne redouteraient jamais le changement et qu’au contraire c’était ce changement qu’ils attendaient depuis tant d’années.

Entre ceux qui souhaitent retourner vers l’échec du passé et d’autres qui n’ont que l’immobilisme comme politique, nous devons pour Villepreux conserver la même direction que celle d’aujourd’hui, le seul cap permettant à notre commune de continuer à relever tous les défis.

Mesdames et Messieurs,
  • parce que Villepreux n’a pas le droit de repartir en arrière mais doit continuer d’avancer,
  • parce qu’il serait inimaginable d’accepter que quelques décisions anéantissent le travail de plus de 5 ans,
  • parce que l’idéologie n’a plus sa place désormais,
  • parce que Villepreux d’hier n’est plus Villepreux d’aujourd’hui,
  • parce que nous n’avons jamais eu peur d’échouer,
  • parce que l’important a toujours été d’essayer de faire changer les choses,
  • et surtout, parce qu’il reste encore tant à faire dans les prochaines années.
Je suis très heureux et très fier encore ce soir et je ressens à ce moment précis le poids de la responsabilité qui est la mienne de vous annoncer officiellement que j’ai décidé de conduire la liste de la Municipalité pour les prochaines élections municipales de 2014.

Et mon positionnement restera le même qu’il y a 5 ans. Déjà en 2008 et encore aujourd’hui, nous sommes convaincus que Villepreux n’appartient ni à la gauche et ni à la droite mais à chacun d’entre vous !

Ce clivage n’a aucun sens dans une commune de 10.000 habitants et pour ce mandat, je conduirai encore une liste sans étiquette.

Notre crédibilité, nous ne la portons pas au travers du nom d’un parti, notre légitimité n’est fondée que sur les résultats obtenus en 5 ans et les projets qui ont transformé notre commune tout en lui gardant l’essentiel.

Vous nous avez fait confiance en 2008, les résultats démontrent que nous ne vous avons jamais trahi, j’espère que vous nous ferez alors confiance l’année prochaine.

Pour préparer ces échéances, j’appelle dès ce soir à nous rejoindre toutes celles et tous ceux qui pensent qu’il n’y a pas de fatalité, qu’il y a toujours des marges de manœuvre pour celui qui refuse de subir.

J’ai besoin de tout le monde et nous sommes prêts à faire une place à chacun.
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Mesdames, Messieurs, encore une fois, j’ai pris un immense plaisir à vous accueillir et à vous montrer notre engagement et notre volonté en ce début d’année.

Nous serons l’équipe municipale jusqu’à la dernière heure et la dernière minute tant nous croyons en l’avenir de notre ville et savons qu’il reste encore tant à faire.

Et année après année, vous m’avez entendu parler de nos projets et m’avez vu vous présenter nos idées. Cela continuera encore longtemps je l’espère et du plus profond de moi.

Alors oui, nous croyons que sans ambition, on ne fait rien de sa vie.

Oui, nous croyons en la force des idées qui donnent naissance aux beaux projets.

Nous croyons en de vastes initiatives nécessaires pour préparer le futur.

Nous croyons à la priorité portée sur les investissements et non sur les dépenses de fonctionnement.

Nous croyons en la famille, à la culture, à la solidarité, au sport, à la jeunesse et à toutes les valeurs auxquelles vous êtes attachés également et qui nous rapprochent depuis déjà longtemps maintenant.

Nous croyons en fait à tout ce qu’autres refusent ou ne comprennent pas et c’est cela qui a toujours fait notre différence, en 2008 comme aujourd’hui.

Cette année, c’est autour de Youssef Chanine de nous accompagner durant cette cérémonie et les premiers jours de 2013, cela au travers de sa citation inscrite sur nos affiches et nos cartes de vœux : « La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol. »

J’espère que je vous l’ai prouvé encore une fois ce soir, entouré de toute mon équipe qui donne tant dans son engagement.

L’important est ainsi de ne jamais baisser les bras, toujours imaginer des solutions aux problèmes mêmes les plus complexes, rejeter la fatalité excuse si facilement donnée, refuser la médiocrité que certains portent en flambeau et tout donner pour l’intérêt général et pour Villepreux en particulier.

Winston Churchill disait ainsi : « Un homme qui oublie son passé se condamne à le revivre. ».

Refusez à Villepreux de revivre ce qu’elle a déjà vécu.

Rejetez l’échec du passé. Villepreux est une belle ville, Villepreux est une grande ville, elle a le droit, elle aussi, de continuer à réussir.

Et que dès 2014, avec l’aide de chacun d’entre vous, nous continuions à faire de vos rêves, notre réalité.

Excellente année 2013.