dimanche 22 janvier 2017

Cérémonie des vœux du Conseil municipal

Mesdames, Messieurs, les habitantes et habitants de Villepreux.

Monsieur le Sous-préfet de l'arondissement de Versailles.

M. Le Député de la 3ème circonscription.

Mesdames les Conseillères régionales.

Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux.

M. le Président de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Mesdames, Messieurs les Maires.

Mesdames, Messieurs les Adjoints au maire et Conseillers municipaux représentants les villes voisines.

Chers amis.

Comme tous les ans, nous sommes sincèrement ravis de vous retrouver ce soir et nous souhaitons la bienvenue à chacun d'entre vous.

Je salue les présidents et membres d’associations, les professeurs des écoles et les représentants de l’Éducation Nationale, les représentants des établissements et des services publics, les employés municipaux, les commerçants, nos partenaires et toutes les forces vives de la commune.

Bienvenue Michel Roullin, Maire honoraire de notre ville.

Je salue également les collaborateurs de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Je salue très personnellement les représentants des forces de l’ordre et de secours, les représentant de la Police et des Pompiers présents ce soir.

Je salue enfin les membres de l’équipe municipale. Je les remercie pour leur implication sans faille, leur mobilisation, leur soutien très important et leur sens immense de la responsabilité.
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Chacun se souvient l’année dernière lorsque j’avais pris le temps de rendre hommage à l’ensemble des victimes des attentats de 2015 et à quelques jours de celui qui ôtât la vie à 130 innocents lors de l’attaque du Bataclan.

Lors de la commémoration du 11 novembre dernier et alors que la cérémonie permet désormais de saluer l’ensemble des morts pour la France, j’avais voulu rendre hommage également, aux 86 personnes tombées à Nice un soir de Juillet, dans l’insouciance d’une soirée d’été et le jour symbole de notre République.

Je ne voulais pas revenir ce soir sur ces événements tragiques et qui ont touché la France et les Français au plus profond d’eux-mêmes.

Mais devant les événements de Berlin survenus il y a à peine un mois, le 19 décembre précisément, je me devais une nouvelle fois de rendre hommage à ces nouvelles victimes.

Allemands ou Français, nous sommes les mêmes, nous sommes les cibles, nous sommes les ennemis car nous représentons ce qu’ils détestent, ce qu’ils veulent détruire par idéologie et par folie.

Allemands ou Français, nous sommes la liberté, nous sommes l’égalité et nous sommes la fraternité.

Qu’ils sachent que malgré la terreur qu’ils veulent propager, nous continuerons à défendre nos idéaux, nous défendrons notre mode de vie, nous défendrons notre culture, nous défendrons la liberté d’aller où nous le souhaitons.

Qu’ils sachent que nous défendrons la douceur de vivre, la joie d’être ensemble, l’insouciance de l’été ou la ferveur de Noël.

Qu’ils sachent que nous saurons toujours nous opposer et les combattre.

Nous sommes évidemment Français ce soir, mais nous sommes Allemands également et sûrement un peu Turcs aussi.
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C’est déjà la 9ème fois que je me retrouve devant vous pour la cérémonie des vœux de la Municipalité à la population.

9 fois déjà mais c’est toujours avec le même plaisir que je suis avec vous en ce début d’année.

L’ensemble du Conseil municipal se joint donc à moi pour vous présenter nos vœux les plus sincères pour 2017.

Excellente année remplie de joie, de bonheur et de réussite.
Excellente année pleine de surprises, de rires et de fantaisie.
Excellente année faite de paix, de protection et de tolérance.

Et puis, je tenais également à souhaiter une excellente année à notre pays, la France que nous aimons tant et qui entre dans une période charnière de son histoire.

Que cette année soit enfin l’année de la reprise, de la responsabilité et du changement.
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Quoiqu’aient pu clamer en ce début d’année les adeptes de la méthode Coué, les as de la manipulation et les experts de la dissimulation, 2016 fut encore une année difficile pour notre pays et pour de très nombreux Français.

Comme les autres années et depuis le début de la crise de 2008, l’année 2016 restera une année sans reprise solide de l’activité, celle de la poursuite des déficits publiques et d’un timide frémissement de l’inversion de la courbe du chômage.

Comme les autres années, rien ne change en France et comment pourrait-il en être autrement puisque nous reproduisons sans cesse des techniques du passé, celles qui n’ont jamais fonctionné.

C’est ainsi que la croissance reste totalement atone et a peiné à atteindre 1,1%, résultat évidemment insuffisant pour permettre la création d’emploi pérenne et une baisse effective et continue du chômage.

1,1% en France pour une moyenne de 1,8% dans les pays de l’Union Européenne et 3,1% dans le Monde.

C’est ainsi que le budget de notre pays n’est toujours pas maîtrisé avec un déficit, certes en baisse par rapport à celui de 2015, mais toujours au-dessus des 3% pour atteindre 3,3% de notre Produit Intérieur Brut.

C’est ainsi enfin que la dette de la France continue et continue encore d’augmenter pour atteindre 98,4% du même PIB et sans qu’aucune décision ne puisse infléchir cette progression.

Sommes-nous condamnés à accepter ces chiffres sans aucune réaction ?
Sommes-nous condamnés à rester les mauvais élèves de l’Europe ?
Sommes-nous condamnés à vivre ce qu’ont vécu les Grecs, les Italiens ou les Espagnols ?

A force de ne penser qu’aux prochaines élections, à force d’avoir peur d’être battu au suffrage suivant, à force de craindre les conflits sociaux, à force également de chercher toujours et encore une place ou un poste, rien ne se passe et on continue à prendre les mauvaises décisions, celles qui plongent chaque jour un peu plus notre pays dans la crise et les Français dans le désespoir.

Mais cette crise n’est pas une fatalité et de nombreux pays ont réussi à se redresser, à relancer durablement la croissance, à diminuer les déficits et à infléchir enfin cette courbe du chômage.

La situation de notre pays est la cause unique et directe de l'incapacité de nos dirigeants à prévoir, comprendre et décider.

Les Français souhaitent les réformes, ils les veulent, ils les demandent.

Mais personne n'est en mesure aujourd'hui d'avoir le courage de les concevoir et de les appliquer.

La peur de perdre les élections futures paralyse alors de nombreux politiques, incapables d'oser, de décider et d'appliquer quoi que ce soit.

Alors, nous restons dans le même modèle, nous reproduisons ce qui ne fonctionne plus, nous ne réformons pas par peur de tout, nous restons immobiles pour ne prendre aucun risque.

Nous ne faisons rien et ne recherchons qu’à donner l’impression du contraire.

Tout cela ne peut plus
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Une nouvelle fois et chaque année, je vous parle donc de la France car j’aime mon pays et que je m’aperçois que rien ne s’améliore.

Et cette année, nous sommes en période électorale, celle de la présidentielle et de la législative et nous aurons la possibilité de faire changer les choses mais nous pourrons également faire le choix coupable de perdurer dans ce modèle totalement inefficace.

Et ces élections, encore peut-être plus que les précédentes, revêtent un enjeu tellement particulier.

Dans un monde qui va de plus en plus vite, dans une mondialisation toujours plus présente et dans la situation qui est la nôtre, nous n’avons plus de temps à perdre et nous devons enfin réagir.

Je vous parlais de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne.

Ces pays pensaient comme nous, qu’ils pouvaient continuer à vivre sans gérer, qu’ils allaient avancer sans réforme, la réalité a été différente et les a rattrapés.

Et je vous fais une confidence ce soir, je ne souhaite pas le dessein de la Grèce ou de l’Italie pour mon pays !

Un nouveau monde se dessine qui fait naître pour les Français bien des inquiétudes. Oui, le Monde change et la France ne peut, la France ne doit pas rester immobile.

Ce qui fait peur aux Français, ce n’est pas le changement, c’est l’absence de solutions alternatives crédibles.
Ce qui désarme les Français, ce n’est pas la force des nouveautés, c’est l’impression que plus personne n’est en mesure de dominer et encore moins de maîtriser ces évolutions.

Et à l’aube d’une élection cruciale pour le redressement de la France et dans l’incertitude que nous vivons, nous savons une chose : « Au cours d’un mandat, quand on ne décide rien, quand on ne réforme rien, quand on n’a peur de tout, on ne fait rien et la France ne se redresse pas. »

Et vous aurez alors sûrement le choix entre deux visions.

La première est de poursuivre dans une politique qui a échoué, certes un peu plus ces 5 dernières années, mais qui échoua évidemment depuis des décennies.

La seconde est d’innover dans une politique volontariste et mettant en œuvre des réformes structurelles importantes et des décisions rapides.

La première a échoué, laissons juste une fois, une petite fois, une chance à la seconde, juste pour dire peut-être que nous avons essayé de faire changer les choses.
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Boup vous expliquent déjà que la seconde est impossible, que les Français la rejetteront car ils sont trop attachés à leur modèle social, celui né du Conseil National de la Résistance en … 1946.

Je leur réponds avant tout que nous ne sommes plus en 1946, que les Français sont évidemment attachés à la solidarité et à la protection mais qu’ils veulent avant tout avoir du travail pour vivre tout simplement.

Je leur dis également que le modèle social issu de l’après-guerre est aujourd’hui une chimère et qu’il est depuis chaque année mis à mal un peu plus.

Les Français ne veulent plus un modèle social qui leur permettra à plus de 65 ans de toucher en moyenne 1.066€ par mois à leur retraite.
Les Français ne veulent plus un modèle social qui leur permet de survivre, certaines fois dans des conditions miséreuses, avec 800€ par mois et le minimum vieillesse.
Les Français ne veulent plus un modèle social qui ne permet plus à 33% de nos concitoyens de se soigner efficacement.
Nous ne voulons plus un modèle social avec 10 millions de Français touchés par la crise du logement, 3.8 millions de mal-logés et 141.500 sans domicile.
Les Français ne veulent plus 2,5 millions d’allocataires du RSA en 2015 pour une augmentation de 71% par rapport à sa date de création.
Nous ne voulons plus 9 millions de pauvres.
Nous ne voulons plus enfin un taux de chômage à 9,7% alors que celui de l’Allemagne est à 4,2% et celui du Royaume Unis à 4,9%.
Nous ne voulons plus un chômage massif pour nos enfants.

Les Français veulent avant tout pouvoir travailler et rejettent une société d’assistanat, qui pour se donner bonne conscience, saupoudre, ne résout rien et enfonce les Français dans la pauvreté et la précarité.

Les Français seraient attachés à leur modèle social au point de refuser que rien ne puisse bouger ?

C’est évidemment faux et cet argument permet au final d’expliquer que rien n’a été fait et que rien ne sera fait.

Il faut désormais et pour les prochaines années changer le logiciel de fonctionnement qui nous fait tant mal.
Nous devons changer le logiciel consistant à dépenser toujours plus l’argent qu’on a toujours moins.
Nous devons changer le logiciel consistant à privilégier le saupoudrage social avant toute création de richesses.

Nous devons libérer les énergies, les idées, les innovations.
Nous devons conserver nos talents, nos jeunes et nos créateurs.
Nous devons enfin ne plus avoir peur des entreprises car elles font vivre notre pays et pourront permettre, par cette création de richesses, de mettre en œuvre enfin une véritable politique sociale refondée, peut-être en fait un nouveau modèle social français que nous attendons tous, un modèle qui ne s’inspirera d’aucun autre mais qui aura vocation à en inspirer d’autres.

Et c’est alors, lorsque nous aurons travaillé sur l’essentiel, la création de richesses, le redressement de notre économie, que nous pourrons adopter une politique sociale efficace, celle qui ne laissera personne de côté, celle qui permettra aux plus faibles de vivre et celle qui résoudra enfin les problèmes efficacement.
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Je n'oserai évidemment pas comparer l’action de l’équipe municipale et la gestion d’un pays comme la France mais ce changement, nous l’avons initié dès notre arrivée.

Dès 2008, je m’étais exprimé sur le budget et sur la nécessité de commencer par le commencement, de ne pas tout mélanger et de construire un socle financier solide et stable, condition indispensable pour construire et préparer l’avenir.

Depuis 2008, je vous explique que cela doit rester la priorité absolue car sans gestion efficace et rigoureuse, rien ne pourra être proposé durablement.

Depuis 2008, je viens devant vous au mois de janvier pour vous dire que l'année passée fut la pire de celles que j'ai pu connaître et que celle qui débute le sera encore plus.

Ce fut le cas encore une nouvelle fois cette année mais nous l’avons affrontée, comme toujours, comme depuis 8 ans maintenant.

Chaque année, les communes doivent faire autant, voire plus, avec moins.

C’est ainsi, c’est notre mode de fonctionnement et nous devons nous organiser et agir pour cela.

Depuis 2008, nous économisons, nous recherchons toutes les marges de manœuvre possibles, nous faisons preuve d’une immense responsabilité.

Depuis 2008, nous n’avons jamais augmenté les impôts, nous les avons baissés même une année et nous n’avons coupé aucun service.

Depuis 2008, nous continuons d’embellir, de réhabiliter et d’investir.

Et depuis 2008, nous avons désendetté la commune comme jamais auparavant passant d’une dette de 1.124€ par habitant en 2007 à une dette de 445€ par habitant en 2016, résultat nous laissant de belles possibilités d’investissements pour les prochaines années.

Et lorsque je lis certains courriers me reprochant les taux d’imposition, le peu de places en crèche, le manque d’éclairage de Noël ou l’absence de fleurs supplémentaires, je suis contraint de citer quelques éléments chiffrés pour vous montrer dans quel contexte nous devons gérer la ville aujourd’hui.

Car cette année encore, notre Dotation Générale de Fonctionnement diminuera de 400 mille euros, notre perdrons une première part de notre Dotation de Solidarité Urbaine et un premier tiers des recettes liées au Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle pour 150 mille euros.

A ces baisses s’ajoute la perte de la redevance d'occupation du domaine public pour l'approvisionnement en eau potable. Ce sont 300 mille euros en moins pour la commune depuis l’année dernière.

Et enfin, vient s’ajouter à ces pertes, le prélèvement des fonds de péréquation consistant à prendre des ressources aux communes qui n’en n’ont plus pour donner à celles qui en ont encore moins.

Mesdames, Messieurs, je vous citerai uniquement quelques chiffres pour que vous conserviez l’essentiel à l’esprit.

En 2017, la perte annuelle de recettes pour la ville par rapport à l’année 2011 correspond à plus de 2,5 millions d’euros soit une perte cumulée de plus de 5 millions d’euros en 6 ans.

Et à l’horizon 2020, la perte de cumulée sera de 15 millions d’euros, soit l’équivalent de plus que 2 années de fiscalité sur les ménages et alors que Villepreux n’a pratiquement aucune fiscalité économique.

Et ce n’est évidemment pas les 400 mille euros de rentrées fiscales relatives au nouveau quartier des Hauts-du-Moulin qui pourraient compenser ce manque à gagner.

Elles ne permettent que de limiter les dégâts mais seront pour Villepreux l’une des seules possibilités pour compenser le désengagement de l’Etat envers les collectivités.

Vous comprenez mieux alors pourquoi la gestion du budget devra rester la priorité numéro une et celle qui nous permettra de continuer à fonctionner sans augmentation d’impôt.

Car malgré cette situation, malgré nos difficultés, malgré ces chiffres, nous conserverons une nouvelle fois cette année nos taux d'imposition inchangés et nous n’augmenterons donc pas les impôts que vous payez à la commune.

Cette année, votre ville a même été mise à l’honneur pour sa bonne gestion financière en se voyant décerner la note de 18/20 par le collectif « Contribuables associés », principale association de contribuables.

Ce résultat vient souligner les efforts de gestion engagés depuis des années par la municipalité et le niveau de dépense publique.

Cette note place Villepreux en haut du palmarès à l’échelle de SQY et en 2ème position à l’échelle du département des Yvelines.
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Mais parler d’une commune ne peut évidemment pas se limiter à la seule partie financière et je souhaitais désormais raconter un peu l’année 2016, une année particulière à plusieurs niveaux.

Comme nous l’avions prévu depuis plusieurs années déjà, l’année 2016 fut une année charnière.

Elle fut déjà une année de transition en raison de la naissance en janvier dernier de la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et la construction de cette nouvelle structure composée de 12 communes.

Nous avons dû apprendre à nous connaître, à travailler ensemble, à coopérer, à négocier et souvent à rechercher le consensus.

SQY porte aujourd’hui de nombreuses compétences dont la gestion a été transférée des communes vers cet établissement de coopération intercommunal.

C’est donc aujourd’hui l’éclairage public, l’assainissement, le traitement des ordures ménagères mais également l’aménagement qui sont gérées directement par SQY.

D’autres viendront encore cette année comme la médiathèque et sûrement notre piscine communale dont le transfert est pour l’avenir une excellente nouvelle.

Au-delà de ces compétences techniques, SQY est aujourd’hui un pôle économique majeur à l’échelle de l'Ile-de-France.

Dans un contexte difficile pour les collectivités et en lien direct avec mes propos précédents, le développement économique et la création de richesses par la fiscalité des entreprises devront être des priorités absolues pour nous tous.

Après un an de fonctionnement, je garde la même opinion qu’il y a quelques années et je reste dubitatif devant ces intercommunalités qui devront se réformer rapidement pour permettre un fonctionnement plus efficace tout en se recentrant sur les fondamentaux et moins se disperser.

Mesdames, Messieurs, Michel Laugier, le Président de SQY, le sait parfaitement bien. Je reste avant tout le Maire de Villepreux et je ne renoncerai à aucune de nos valeurs, je défendrai les intérêts des Saint-Quentinois évidemment mais ceux des Villepreusiens avant tout. 2016 fut également une année charnière concernant les finances.

Depuis plusieurs années, nous savions que cette année serait extrêmement délicate au niveau budgétaire.

Ce fut le cas et nous avons dû faire preuve d’une très grande prudence afin de passer l’année sans encombre.

Elle fut enfin une année de préparation de plusieurs grands projets structurants à l’échelle de notre ville et notamment celui de la construction du Groupe scolaire du quartier des Hauts-du-Moulin, de la réhabilitation de l’ensemble de nos cuisines municipales, de la création d’un grand parc urbain au niveau de la Pépinière, de la définition de nouveaux programmes pluriannuels d’investissement et de la finalisation de la révision du Plan Local d’Urbanisme.
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En rouvrant le chapitre sur l’année 2017, je dois évidemment revenir sur la fin de la révision du PLU que SQY pilotera avec nous d’ici le mois de juin.

Je sais que tout projet de ce type peut faire naître bien des inquiétudes mais je sais aussi que la défense des intérêts des Villepreusiens passe par le développement maîtrisé de notre commune.

Nous éviterons alors que l’Etat nous dicte ses choix en matière d’urbanisme.

Nous limiterons également l’impact de la baisse des dotations car la fiscalité des ménages reste aujourd’hui notre unique levier.

A la différence d’autres communes, notre budget ne tient que sur deux piliers, cette fiscalité des ménages d’un côté, les dotations de l’Etat de l’autre et ne bénéficie pas des rentrées fiscales liées à des pôles économiques forts.

Si nous voulons conserver nos services, si nous voulons stabiliser nos taux d’imposition et si nous voulons continuer d’investir, nous devons étendre l’assiette fiscale sur un nombre plus important de foyers.

A côté des économies et de la rationalisation des dépenses, le développement de la commune est alors impératif d’un point de vue budgétaire.

Mais je sais que beaucoup d’entre vous regardent avec méfiance l’augmentation de la population et je suis conscient que d’autres craignent le développement de notre ville.

Je tenais à vous rassurer une nouvelle fois ce soir et à ceux qui ont encore des craintes, je leur dirai simplement de ne pas écouter ceux qui recommencent déjà à faire ce qu’ils ont fait en 2011, je leur dirai de ne pas écouter ceux qui crieront que nous bétonnerons à outrance, détruirons vos maisons ou exproprierons des habitants.

Je leur dirai juste de se rappeler que ces mêmes personnes avaient dit ou écrit les mêmes choses contre nous il y a 6 ans, de se souvenir des rumeurs infondées, des manipulations absurdes et des attaques irréalistes.

Je leur dirai enfin de se souvenir ce que nous avions dit et de regarder ce que nous avons fait.

Depuis 2008, chacune de nos actions est décidée pour valoriser votre patrimoine et votre cadre de vie tout en conservant l’identité de Villepreux, ses valeurs et ses forces. C’est évidemment ce que nous continuerons à faire dans les prochaines années.

Croyez-nous sans attendre que les faits nous donnent raison, car une nouvelle fois, nous ne vous mentirons pas.

Cette attitude vous permettra de vivre le PLU pleinement, sans tension, sans peur et dans un climat apaisé, indispensable à la concertation et au travail dans la sérénité.

La révision du PLU devrait conduire dès l’année prochaine à l’extension du Quartier des Hauts-du-Moulin et au lancement de l’étude sur le devenir du secteur de l’ex-RD98 à proximité du collège.

Ce lieu emblématique est le maillon manquant pour relier les quartiers du Nord avec le reste de la commune et cela afin de réaliser enfin une véritable continuité territoriale.

L’étude pilotée directement par SQY débutera prochainement et sera construite, conformément à notre engagement, autour d’une vaste campagne de concertation avec vous.

Dans la même zone, nous aurons cette année le résultat de l’étude portant sur la création d’un véritable parc forestier au sein de la pépinière.

Il conduira au lancement du projet dès le début de l’année prochaine et sous le contrôle de SQY également.

Aux-côtés de ces deux projets, je tenais à terminer par 4 initiatives importantes pour la poursuite du développement de Villepreux.

Je suis ravi de vous apprendre que nous venons de signer l’acquisition de la parcelle nécessaire à la construction du groupe scolaire dans le quartier des Hauts-du-Moulin et malgré les tentatives de blocage de certains.

Les travaux débuteront dès cette année pour une ouverture prévisionnelle à la rentrée 2019 et permettront de réorganiser la carte scolaire et d’optimiser la répartition des écoliers dans les différentes structures.

Trois programmes pluriannuels d’investissement restés en sommeil ces dernières années en raison du contexte budgétaire reprendront dès 2017.

Le premier concerne la réhabilitation des voiries communales avec le traitement de la zone autour de la rue des Lyonnais. En complément, une réflexion sera menée sur la reprise de Cours de Provence et de l’avenue de Corse. Elle sera complétée par les premiers travaux sur les voiries communautaires dont la réhabilitation sera pilotée par SQY.

Le second concerne la réhabilitation du patrimoine communal avec la prise en compte des écoles, des centres de loisirs et des locaux associatifs. Ce programme, commencé au cours du mandat précédent, s’accélérera dans les prochains mois et années et bénéficiera à tous, écoliers et membres des associations.

Le dernier enfin concerne la reprise du Programme d’Informatisation des Ecoles. A l’heure du numérique, il est important de doter les enseignants d’outils adaptés pour optimiser les apprentissages et éveiller nos enfants à la technologie et à l’innovation.

Ce programme comprendra le changement des tableaux numériques interactifs déployés il y a quelques années et sera complété par l’intégration de nouveaux moyens pour initier les plus jeunes à la programmation et à la robotique.

Ces programmes seront mis en œuvre en complément de ceux poursuivis depuis des années comme celui du déploiement de la vidéo protection qui entre dans sa 4ème phase et dont l’objectif est le maillage de notre ville.

Je vous laisserai évidemment découvrir les autres projets au cours de l’année et dans nos différents supports de communication.

Ces programmes bénéficieront d’un soutien à l’investissement au travers du fond de concours proposé par SQY dans le cadre du pacte financier que j’ai porté il y a quelques mois et pour une enveloppe budgétaire de 390 mille euros par an.

Au-delà du maintien d’un haut niveau d’investissements garant du maintien de l’activité dans notre pays et du soutien au développement de la commune, l’amélioration du fonctionnement communal reste pour nous une priorité.

A ce titre, je suis ravi de vous annoncer que Villepreux sera la première collectivité à adopter le dispositif « Feedbacknow ».

Ce dispositif nous permettra de vérifier votre niveau de satisfaction sur un service municipal ou de vous permettre de donner votre avis sur un sujet particulier.

Nous l’inaugurons ce soir et nous vous demanderons ainsi à la sortie de la cérémonie si celle-ci vous a satisfaite. Il sera par la suite déployé dans les prochaines semaines et notamment dans les accueils de loisirs et au sein de la restauration municipale afin que vos enfants puissent également donner leur avis sur la cantine et les activités proposées.
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Mesdames, Messieurs, chaque année depuis 2011, la carte de vœux et la cérémonie associée sont portées par une citation.

Elle n’est jamais choisie par hasard mais correspond à une valeur défendue par mon équipe ou à un élément particulier vécu au cours de l’année passée.

Je voulais revenir sur deux citations, peut-être celles que je préfère, celles qui nous ressemblent le plus, celles qui complètent parfaitement la citation de cette année.

En 2014, je citais Oscar Wilde pour ce dessein qui doit toujours guider une équipe municipale dans ses actions « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. ».

C’est ce que nous faisons depuis 2008.

En 2016, je citais Charles Darwin pour sa théorie de l’évolution qui peut s’adapter aujourd’hui à la situation que nous vivons « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements. »

C’est ce que nous pensons depuis le début. Mesdames, Messieurs, ne jamais se satisfaire du médiocre, toujours rechercher le mieux, s’adapter à la situation et évoluer dans un monde toujours plus difficile ne seront possibles que si vous acceptez de vous battre et ne rejetez aucun combat.

C’est donc Bertolt Brecht qui nous accompagne ce soir « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Je dois vous avouer que cette carte n’a pas fait l’unanimité autour de moi car elle ne correspond pas à ce que nous avons l’habitude de voir.

Elle est trop noire, elle est trop agressive, elle ne laisse pas la place au rêve, elle est trop directe, elle n’est pas assez festive, voilà ce que j’ai entendu.

Mais la vie est un combat et il ne suffit pas de représenter un nuage, un cœur ou une fleur pour que la vie des Français s’en trouve améliorée.

Il ne suffit pas de vouloir que la croissance décolle pour que cela soit possible pour autant.

Il ne suffit pas de souhaiter que la situation des jeunes s’améliore pour que cela soit possible.

Il ne suffit pas enfin de vouloir ré enchanter la France pour que cela ait été possible.

Si vous voulez certaines choses, si vous les souhaitez plus que tout, si vous en rêvez, il ne suffit pas de le dire, il faut se battre pour les atteindre.

N’est-ce pas cela en fait que les Français ont appris au cours de ces 5 dernières années ?

Un Villepreusien m’a interpellé au cours du mois de Décembre : « Dans quel combat souhaitez-vous engager les Villepreusiens ? Pourquoi ne pas parler d’amour plutôt ? »

Je lui ai répondu alors qu’il ne suffit pas de parler d’amour pour que soudainement tout aille mieux dans notre Monde et que le combat est déjà la réalité pour beaucoup d’entre nous, peut-être pour nous tous lorsqu’on y réfléchit bien.

Effectivement, mon discours était marqué par le combat.

Le combat que la France doit mener, le combat contre l’immobilisme, contre la précarité, contre le chômage, contre le déclassement, contre le mal logement, contre la pauvreté, contre le terrorisme, contre la décroissance, contre toutes ces choses qui ont amené notre pays là où il se trouve aujourd’hui.

Le combat que je dois mener en tant que Maire, le combat contre les baisses constantes des dotations, le combat contre les augmentations d’impôt, le combat pour exister dans l’intercommunalité, le combat contre les décisions de l’Etat, le combat pour continuer à développer la commune, le combat contre des opposants qui ne reculent plus devant rien, tous ces combats qui ont permis à Villepreux d’être là où nous sommes aujourd’hui.

Le combat que chacun d’entre vous, que chaque Français, mène enfin dans sa vie, le combat pour être heureux, le combat pour travailler, le combat pour protéger sa famille, le combat pour exister, le combat pour réussir, le combat pour vivre tout simplement.

La vie est un combat et ce combat peut effectivement être perdu mais le principal est de le mener car sans essayer, il est impossible de le gagner.

L’important n’est pas d’échouer ou de réussir, c’est d’essayer de se mesurer et de faire en sorte qu’à la fin de sa vie ou de son mandat, lorsqu’on se retourne sur son parcours on puisse se dire j’ai fait quelque chose de mon existence ou pour ma commune.

J’ai échoué quelques fois, j’ai réussi souvent mais je me suis battu à chaque instant, j’ai tout donné pour réussir, je n’ai rien à me reprocher. Voilà, le message que portait cette citation cette année.
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Mesdames, Messieurs, mon discours sera terminé dans quelques secondes et je voulais vous dire encore tant de choses.

En le préparant, je savais que je ne devais pas dépasser les 15 pages écrites en police 14, j’ai appris en quelques années que c’était la limite raisonnable.

J’ai dû supprimer plusieurs pages, j’aurai pu en écrire 30 tant Villepreux est en moi et parce que je suis passionné par notre ville.

Il est loin le temps des étoiles et des rêves, c’est effectivement le temps du combat et ce combat je veux le continuer pour notre ville et pour chacun d’entre vous.

Ce soir, chacun de mes propos était porté par un même fil conducteur, celui de la nécessité de changer et de se battre.

C’est ainsi, c’est la vie que chacun de nous affronte désormais, élu ou citoyen.

Je n’ai jamais baissé les bras en refusant de combattre, je n’ai jamais eu peur d’affronter les difficultés et je n’hésiterai pas à mener des combats même perdus d’avance si c’est pour le bien de notre ville.

En regardant derrière moi, c’est bien le combat qui fut, sous toutes ses formes, au centre de ma vie ces dernières années.

Le combat est en chacun d’entre nous, il caractérise l’engagement de chaque Villepreusien, il nous donne la force de continuer, il est au cœur de mon action, il me permet de défendre notre ville, il est le symbole de l’année qui s’achève et de celle qui s’ouvre maintenant.

En ce début d’année, je voulais vous assurer que nous continuerons à mener tous les combats possibles s’il s’agit de protéger la commune.

Un combat se prépare, se mène et se gagne. Il n’existe aucune autre alternative ni aucune autre option.

Excellente année 2017 et soyez heureux.

Vive la République, Vive la France, Vive Villepreux.

samedi 12 novembre 2016

Allocution commémoration armistice du 11 novembre 1914

Une nouvelle fois ce matin, nous nous retrouvons ici, devant ce monument aux morts afin de célébrer la fin de la première guerre mondiale.

Une nouvelle fois, je vous parle de la clairière de Rethondes, ce moment du 11 novembre 1918 où à cinq heures du matin, le maréchal Foch signa l’armistice qui mit fin à ce conflit et donna naissance à l’un des bilans les plus terribles de notre Histoire.

Et aujourd’hui, nous continuons notre voyage dans le passé, ce voyage initié il y a 2 ans maintenant dans le cadre des commémorations du centenaire.

Nous ouvrons le troisième chapitre, il n’en restera plus que deux, par la suite, pour que nous refermions le livre de cette guerre.
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Et ce matin, nous regardons une nouvelle en arrière, nous sommes en 1916, l’année de la bataille de la Somme et de celle de Verdun.

La bataille de la Somme fut la première offensive conjointe franco-anglaise du conflit.

Elle fut l’une des plus meurtrières de l’histoire avec environ 1.060.000 victimes militaires dont environ 442.000 morts ou disparus.

La première journée, le 1er juillet 1916, fut ainsi pour l'armée britannique, une véritable catastrophe, avec 58.000 soldats mis hors de combat dont 19.240 morts.

La bataille prit fin le 18 novembre 1916 avec sur le plan militaire l’un des bilans les moins convaincants de cette guerre.

Les gains de territoires pour les Alliés furent ainsi modestes même honteux au regard du nombre de pertes.

Le front ne fut pas percé, les combats usèrent les adversaires, sans réels vainqueurs, ni vaincus. 

La victoire fut cependant donnée aux Alliées grâce à la récupération d’une douzaine de kilomètres vers l’Est tout au plus.

Douze kilomètres pour 442.000 morts soit près de 37 soldats des 2 camps par mètre repris.

Ce triste bilan ne conduisit pas la bataille de la Somme à s’inscrire dans la mémoire collective des Français qui en choisirent une autre, celle de Verdun.

La bataille de Verdun opposa les armées française et allemande. Conçue par le commandant en chef de cette dernière, elle avait comme objectif de saigner à blanc l’armée française sous un déluge d’obus et dans un rapport de pertes de 1 pour 2.

Elle se révéla en fait presque aussi coûteuse pour l'attaquant et fit plus de 700.000 pertes soit une moyenne de 70.000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille ou plutôt plus de 2.300 morts par jour.

A la différence de la bataille de la Somme, elle se termina sans aucun gain ni perte de terrain, 2.300 morts par jour pour revenir à la situation initiale.

Verdun ou le symbole de la futilité de toute guerre industrielle.

Verdun ou l’une des plus longues et des plus dévastatrices batailles de la Première guerre mondiale, ce qui donna lieu à son mythe, celle qui apparaît comme le lieu d’un affrontement les plus inhumains auxquels l’homme se soit jamais livré.

Verdun ou la sacralisation d’une bataille de défense dans la mémoire collective du peuple de France.

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Mesdames, Messieurs,

Le 11 novembre demeurera pour longtemps encore le jour où, dans toutes les villes et tous les villages de France, devant les monuments aux morts où sont gravés les noms de ceux qui ne sont jamais revenus, nous irons nous recueillir et rendre l’hommage aux poilus morts au cours de la Première guerre mondiale.

Mais dans cette journée à laquelle la pire des guerres a donné une signification si profonde, c’est aussi à tous les soldats tombés pour la France, que notre pays a souhaité rendre hommage, depuis la loi du 28 février 2012 en renforçant la solennité de cette journée.

Il s’agit d’honorer tous ceux qui sont tombés pour notre pays en faisant leur devoir dans les conflits dans lesquels la France a été engagée, ceux que l’on a jamais honorés également, ceux que l’on a oublié, ceux qui n’ont pas leur nom sur les monuments, ceux qui ne sont dans aucun livre d’Histoire.

Il était injuste simplement d’honorer les soldats tombés pour la France durant la Première guerre mondiale et d’oublier les autres.

Ils méritent tous d’être mis à l’honneur parce qu’ils ont donné leur vie pour que les valeurs essentielles de notre pays puissent perdurer.

C’est ainsi que nous pensons aussi ce matin à tous les soldats français tombés dans l’histoire pour défendre notre territoire ou nos valeurs.
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La loi du 28 février 2012 précise même que : « Le 11 novembre, jour anniversaire de l'armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix, il est rendu hommage à tous les morts pour la France. » sans préciser s’il s’agit de soldats ou de civils.

Et c’est la première fois aujourd’hui que nous sommes réunis pour un moment de recueillement depuis l’attentat du 14 juillet dernier à Nice.

Le 14 juillet 2016, un assassin ôta la vie à 86 personnes, 86 victimes d’un acte barbare, 86 victimes pour beaucoup plus de vies brisées à jamais.

A deux jours aujourd’hui du premier anniversaire de l’attentat du Bataclan, je tenais à rendre hommage à ces 86 morts issus de nombreuses nations, morts ensemble pour la France et ce qu’elle représente.

Ils n’étaient pas soldats mais défendaient simplement, sans le savoir réellement, les valeurs et les fondamentaux de notre pays.

Ils défendaient nos idéaux, ils défendaient notre mode de vie, ils défendaient notre culture, ils défendaient la liberté d’aller où ils souhaitaient, ils défendaient l’égalité en étant différents mais tous réunis, ils défendaient la fraternité autour d’un des symboles de notre République.

Ils défendaient la douceur de vivre, la joie d’être ensemble, l’insouciance de l’été, la liberté d’aller et venir, la possibilité de penser ce qu’ils souhaitaient. Ils défendaient la vie tout simplement.

Je tenais à rendre hommage à Yannis, Fatima, Linda, Sean, Mehdi, Daniel, Laurence, Amie, Raymonde, Myriam, Pierre, Viktoria, Gisèle, Germain, Robert, Bilal, Olfa.

Je voulais rendre hommage à Emmanuel, Timothé, Roman, Igor et David.

Fatima avait 8 enfants, elle était arrivée à Nice à l’âge de 20 ans pour rejoindre son mari maçon, elle fut femme de ménage. Son fils dit d’elle qu’elle fut une maman extraordinaire.

Laura avait 13 ans et demi. Son père raconte : « On était sur la Promenade. On était en train de regarder ce feu d’artifice, il y avait des milliers de personnes. On était tous heureux d’aller voir ce feu d’artifice. J’ai perdu ma fille jumelle. »

Yanis avait 4 ans. Mickael son père confiait au journaliste : « Mon fils était un peu plus loin avec ses copains… J’ai juste eu le réflexe d’attraper ma femme, de l’éjecter, et de me coucher. Le camion est passé à 10 cm de moi. Quand je me suis relevé, il y avait toute cette foule, et moi je priais le bon Dieu pour que Yanis soit sain et sauf. Quand je l’ai vu par terre, j’ai tout de suite compris. »

Michaël avait 28 ans et était professeur d’économie. Sur twitter, des élèves ont salué sa mémoire en publiant des photos le montrant riant aux éclats dans une salle de classe. Le jeune homme se trouvait avec six membres de sa famille, cinq sont décédés.

Amie avait 12 ans et était la fille d’un journaliste du magazine Ressources. Ce magazine, basé à Nice, a annoncé sur sa page Facebook la mort de l'adolescente : « Toute notre équipe est sous le choc. Les mots dont nous sommes censés être les spécialistes sont soudain vidés de sens. »

Et puis Olfa était tunisienne et avait 31 ans. Elle se trouvait avec son fils de quatre ans, Kilian le jour de l’attentat. Son père le chercha de nombreuses heures avant qu’on lui confirme le décès de son fils, après celui de sa femme.

Timothé était buraliste à Paris. Il est mort en protégeant sa femme, enceinte de sept mois, qu'il a poussée sur le côté juste avant que le camion le percute. L’une de ses cousines raconte : « C'était une crème de bonté, un jeune homme rêveur, mais qui était toujours là pour sa femme et son futur enfant. »
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J’ai ressenti une réelle émotion lorsque j’ai lu le portrait des victimes en préparant cette allocution car derrière un nombre, 86, il y avait tant d’histoires différentes et souvent si belles. Il n’y a plus que de la tristesse, du désespoir, des souvenirs et la mort.

J’aurai aimé parler de chacune d’entre elles et leur rendre juste un hommage si dérisoire devant ce drame.
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Mesdames, Messieurs, nous étions réunis ce matin dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre et nous avons remonté le temps.

Nous avons parlé de 1916 et de ces batailles horribles durant lesquelles les soldats moururent par centaines par minute.

Nous avons cité ces chiffres, ces bilans irréels au point de ne plus être palpables.

Mais nous avons pris le temps également de nous recueillir en pensant aux victimes de l’attentat du 14 juillet dernier.

C’était aussi notre rôle car elles sont bien tombées elles-aussi pour la France.

Nous sommes allés plus loin dans le recueillement en rappelant que la barbarie a toujours été présente dans l’histoire de l’Humanité.

Elle était présente sur les champs de bataille il y a 100 ans, elle l’était sous une forme différente en 2016 une soirée d’été sur la Côte d’Azur, elle devra toujours être combattue.

Vive la République.
Vive la France.

samedi 16 janvier 2016

Cérémonie des vœux du Conseil municipal


Mesdames, Messieurs les Maires.

M. le Président de Saint-Quentin-en-Yvelines, Mesdames.

Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux.

Mesdames, Messieurs les Adjoints au maire et Conseillers municipaux représentants les villes voisines. 

Mesdames, Messieurs les élus de Villepreux.

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Nous sommes très heureux de vous retrouver ce soir et nous souhaitons la bienvenue à chacun d'entre vous. 

Je salue les présidents et membres d’associations, les professeurs des écoles et les représentants de l’Éducation Nationale, les représentants des établissements et des services publics, les employés municipaux, les commerçants, nos partenaires et toutes les forces vives de la commune.

Je salue également les collaborateurs de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Je salue très personnellement les représentants des forces de l’ordre et de secours, les représentant de la Police et des Pompiers présents ce soir.
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Que le temps passe vite, cela fait la 8ème fois que j'ai le plaisir de vous retrouver pour la cérémonie des vœux de la Municipalité.

Au nom de l'ensemble du Conseil municipal, je tenais à vous présenter mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année.

Je souhaite que cette année vous préserve des malheurs de l'existence, des peines, des souffrances et des difficultés.

Je souhaite que cette année vous protège, chacun d'entre vous et tous ceux que vous aimez.

Je souhaite que cette année soit une année de paix et de tolérance pour nous tous.

Je souhaite que cette année vous rende heureux tout simplement.

Je souhaite en fait que l'année 2016 soit différente de 2015.
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Au début de l'année dernière, j'écoutais un reportage sur une radio nationale.

Il portait sur l'histoire de France qui subit depuis des siècles un étrange phénomène cyclique.

Notre pays connaît pratiquement toutes les années finissant en 15 un très grand événement, presque toujours meurtrier. Depuis 1315, des événements tragiques s'abattent ainsi sur la France tous les cents ans.

J'avais écouté ce reportage sans y donner une attention particulière. Nous étions à quelques jours du 7 janvier.
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L'année 2015 fut marquée par les vagues d'attentats les plus terribles de l'histoire de notre pays.

Quelques jours après la première d'entre elles, nous étions réunis ici le 16 janvier.

J'avais voulu inviter Jacques Brel et ses mots prononcés sur Europe 1 le 1er janvier 1968. 

Les circonstances m'auraient permis de faire de même ce soir tant 2015 fut terrible pour nous tous et tragique pour certains de nos concitoyens.

L'année dernière, je lisais les vers de Jacques Brel. Je tenais, ce soir, à citer de nouveau l'un d'entre eux : « Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. »

Certains auraient dû lire et écouter Brel avant d’ôter la vie à 17 personnes en janvier 2015 puis à 130 autres en novembre dernier.

Il était impossible, au moment de refermer 2015, de ne pas revenir sur les attentats de l'année passée.

Il y a un an, presque jour pour jour, nous évoquions la mémoire de 17 victimes exécutées froidement.

Il y a un an, nous montrions à tous que nous allions continuer d'exister, de rêver et de rire.  Nous montrions à chacun que nous voulions continuer de penser, de critiquer et de nous moquer.

La République avait été attaquée, elle avait été ébranlée mais elle restait debout car elle n’avait pas le droit de mettre un genou à terre.

La seconde attaque fit 130 victimes de plus. Nous étions alors le 13 novembre.

Ce soir, votre présence est la meilleure des réponses à ceux qui souhaitent que nous arrêtions de vivre.

Nous sommes une nouvelle fois ensemble pour montrer que nous n'aurons jamais peur d'eux et qu'ils ne réussiront jamais à nous faire renoncer à nos valeurs les plus fondamentales, construites année après année et siècle après siècle.

C'était il y a 2 mois et je voulais rendre hommage une nouvelle fois à ces 130 innocents, à Milko, Marie, Salah, Elodie, Nick, Thomas, Anne-Laure, Emmanuel, Maxime, Quentin, Anna, Marion et tous ceux qui sont tombés sous les balles des terroristes.

Dans ces moments de douleur nationale, j'ai voulu rechercher des instants d'humanité, ceux qui nous permettent d'envisager plus sereinement notre avenir.

Je voulais ainsi rendre hommage à Macathéo Ludovic Boumbas. Dans le café La Belle Équipe, « Ludo » a perdu la vie en faisant rempart de son corps pour protéger une amie.

Je voulais rendre hommage à Nicolas Catinat. Au Bataclan, il perdit la vie en se plaçant en bouclier humain pour sauver ses amis.

Je voulais rendre hommage à Richard Rammant. Au Bataclan, il a perdu la vie en se couchant sur sa femme pour la protéger. Il reçut plusieurs balles mortelles, elle survécut.

Je voulais rendre hommage à Bruno. Au Bataclan, il aida Edith à se cacher sous l'un des fauteuils de la salle de spectacle puis la protégea de son corps pour éviter que les tueurs ne la prennent pour cible. L'un et l'autre survécurent, ils ne s'étaient jamais rencontrés auparavant.

Aux côtés de ces héros victimes ou encore en vie par hasard, je voulais rendre hommage à Myriam, Sylvain, Anne-Sophie, Fred ou Mohamed.

Je voulais rendre hommage à tous ces héros anonymes qui le jour des attentats ont ouvert leur porte pour abriter, sont sortis au contraire pour réconforter ou se sont arrêtés dans la rue pour soigner, aider et sauver.

Personne ne sait ce qu'il aurait fait dans une telle situation mais tant que des personnes agiront comme cela, nous pourrons être confiants dans notre avenir.

Nous saurons alors que les terroristes ne gagneront jamais et que nous serons toujours les plus forts.

Nous devrons raconter plus tard ces histoires de la vie, celles du courage, celles de l'humanité.
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Il n'est jamais évident de poursuivre un discours après avoir évoqué de tels événements. Nous n'avons pas d’autre choix et c'est sûrement cela le plus beau des hommages que nous pouvons rendre aux victimes.

L'année 2015 fut marquée par le grondement des Français lors des élections régionales.

Ceux que personne n'écoute, ceux à qui l'on ment depuis des années, ceux qu'on ponctionne chaque jour un peu plus, ceux qui n'ont plus d'espoir dans l'avenir, ceux qui n'acceptent plus ce qu'on leur impose ont prévenu et grondé le 6 décembre dernier.

Il aura fallu un vote historique en faveur de l'extrême droite pour que nos élites prennent enfin conscience de la saturation et de l'exaspération des Français.

La France n'est ni un pays raciste, ni un pays extrémiste mais les Français sont désespérés.

Devant leurs demandes non entendues, devant les promesses non tenues, devant les mensonges éhontés de certains, devant les réformes non faites, les Français ne savent plus quoi faire pour se faire entendre et se faire comprendre.

La classe politique se retrouve alors le soir du 6 décembre dernier pour demander aux Français de changer leur vote sans comprendre encore qu'elle est directement responsable de cette situation.

A force de ne rien entendre, de ne rien voir, d'avoir peur de décider, d'être effrayé d'agir, de vivre dans une bulle et de n'avoir d'ambition que d'être réélue aux prochaines élections, la classe politique a contraint les Français à gronder et ils continueront de le faire si rien ne change.

Nos dirigeants doivent entendre ce que les Français viennent de leur dire.

Ils n'en peuvent plus, ils n'ont pas crié leur extrémisme, ils ont juste hurlé leur désespoir.

Nous devons privilégier le renouvellement, l'émergence des idées, le courage de l'action, la force des nouveautés.

Nous devons enfin donner aux Français une vision dans l'avenir.

Que nos dirigeants, que la classe politique, que nos élites ne referment pas trop vite le chapitre de ces élections régionales.

Sans quoi, les Français crieront encore plus fort la prochaine fois et l'épilogue pourrait être encore plus terrible en 2017.
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L'année 2015 fut marquée par l'absence de reprise solide, la dérive des finances publiques et la poursuite de la hausse du chômage.

C'est ainsi que la croissance en 2015 devrait difficilement atteindre 1% après le terrible 0,2% en 2014, résultats insuffisants pour permettre la baisse du chômage.

C'est ainsi que le budget de la France n'est toujours pas maîtrisé avec un déficit prévu à 3,8%.

C'est ainsi enfin que le chômage a encore augmenté de 3,7%.

La situation de notre pays est la cause unique et directe de l'incapacité de nos dirigeants à prévoir, comprendre et décider.

La crise n'est pas une fatalité et de nombreux pays ont réussi à se redresser, à relancer durablement la croissance, à diminuer les déficits et à infléchir la courbe du chômage.

Beaucoup cite l'Allemagne comme le pays de la réussite. Les résultats de ce pays tiennent avant tout à Gerhard Schröder il y a quelques années.

Par des réformes libérales, le chancelier allemand a eu le courage de prendre des mesures, impopulaires dans un premier temps, mais qui ont donné les résultats que nous connaissons aujourd'hui.

Les Français souhaitent les réformes, ils les veulent, ils les demandent. Mais personne n'est en mesure aujourd'hui d'avoir le courage de les concevoir et de les appliquer.

La peur de perdre les élections futures paralyse alors de nombreux politiques, incapables d'oser, de décider et d'appliquer quoi que ce soit.

Nous avons à la tête de notre pays, les hommes et femmes politiques diplômés des plus grandes écoles mais n'arrivant à rien depuis des décennies.

Je ne doute nullement de leur intelligence, je mets en cause simplement leur incapacité à s'adapter à un monde en mouvement.
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Cette incapacité à s'adapter est évidemment démontrée par la baisse des dotations décidée par l’État envers les collectivités territoriales.

Les communes, les intercommunalités et les départements paient un prix très cher l'absence de résultats de notre Gouvernement et alors que les mesures les plus élémentaires sont toujours écartées des décisions gouvernementales.

Nous devons privilégier toutes celles favorisant l'investissement et soutenant l'activité dans notre pays.

Nous devons assouplir le code du travail, alléger les charges pour faciliter la création de véritables emplois marchands, favoriser l’émergence de nouvelles entreprises et répondre aux besoins issus des investissements soutenus au préalable.

Nous devons redonner du pouvoir d'achat aux Français pour qu'ils puissent participer au soutien de l'activité et envisager un avenir plus serein.

Nous pourrons alors réduire le déficit public en nous recentrant sur les tâches régaliennes d'un État et non plus nous disperser.

Toutes ces mesures sont liées les unes aux autres et seront possibles si la première d'entre elle, celle de prendre toutes les décisions possibles pour soutenir l'investissement, est mise en œuvre au plus vite.

Mais à l'inverse, la décision de l’État de réduire les dotations aux collectivités, responsables de près de 70% des investissements, est contraire à cette priorité et a pour conséquence leur réduction immédiate.

Le Gouvernement incapable de réduire ses dépenses, récupère alors 0,37% de son budget sur le dos du premier investisseur en France et détruit le facteur de croissance principal pour notre pays.

Le 19 septembre dernier, quelques mois avant le grondement des Français, l’État a pu prendre conscience du ras-le-bol des élus locaux.

Cette date marquait ainsi la journée nationale d'action des Maires et des Présidents d'intercommunalités au travers de l'initiative « Sauvons notre commune ».

Les élus en ont assez qu'on baisse les dotations dédiées à l'investissement en les pointant du doigt car ils n'économiseraient pas assez et alors que le Gouvernement, donneur de leçon, est incapable de faire faire la moindre mesure d'économie !

Les élus sont le ciment même de notre République. Ils sont l'échelon de proximité le plus important dans notre pays. Ils doivent être écoutés et non méprisés.

Les Français grondent, les élus grondent, c'est aujourd'hui toute la République qui gronde pour se faire entendre ! Mais qui l'entend au plus sommet de l’Etat ?
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L'année 2015 fut marquée par la création de la nouvelle structure intercommunale Saint-Quentin-en-Yvelines.

SQY est donc née et représente la seconde puissance économique de toute l'Ile-de-France derrière la Défense.

C'est une excellente nouvelle face au désengagement de l’État envers les collectivités. C'est une chance pour nous tous.

J'ai toujours été dubitatif et perplexe devant les intercommunalités qui n'ont, pour beaucoup, jamais fait leurs preuves encore aujourd'hui.

Mais je tenais à être positif et optimiste ce soir. 

Nous ferons tous ensemble de Saint-Quentin-en-Yvelines l'exemple de ce que doit être une intercommunalité ; une intercommunalité fixant la création de richesses, la mutualisation des services et la recherche d'économies d'échelle comme ses 3 premières priorités.

La création de richesses permettra le soutien de la croissance, une plus grande redistribution des ressources aux communes membres et la possibilité de bâtir de nouveaux projets pour l'ensemble de la population.

La recherche d'économies d'échelle permettra de contenir la pression fiscale malgré la hausse des prix, des matières premières et des contrats.

La mutualisation des services permettra l'optimisation de leur fonctionnement tout en réduisant durablement les coûts.

Pour porter cette politique responsable, Villepreux n'aura que 3 représentants mais nous saurons, comme je le fais depuis le début de mon premier mandat, porter la parole de la responsabilité.

C'est ainsi que j'aurai l'honneur, en tant que Vice-Président, de prendre en charge le budget et le plan pluriannuel d’investissements, deux domaines centraux et en lien direct avec les priorités que doivent porter SQY.

C'est ainsi que M. Essling, premier adjoint en charge de l'Urbanisme, en tant que conseiller délégué, portera des domaines majeurs, ceux de la gestion des déchets, de l'assainissement et de l'eau.

C'est ainsi que Mme Sevin, adjointe en charge de la Sécurité, en tant que conseillère communautaire défendra la nécessité d'une gestion efficace et le point de vue différent des élus de notre ville dans les commissions et structures auxquelles elle participera. 

Mesdames, Messieurs, je peux vous assurer que nous resterons les mêmes, ceux que vous connaissez depuis 2008, nous ne renoncerons à aucune de nos valeurs, nous défendrons chacune de nos positions, nous ferons tout pour que cette nouvelle structure ne pénalise en rien votre pouvoir d'achat.

Nous veillerons également à ce que l’ensemble des communes et notamment celles nouvellement intégrées, dont Villepreux et les Clayes-sous-Bois, soit traité de manière équitable, sans prime ni avantage aux communes historiques.

Et je suis rassuré aujourd'hui car je sais que de très nombreux élus partagent cette position et notamment Michel Laugier, le Président de SQY, celui qui a toute ma confiance hier comme aujourd'hui.
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L'année 2015 fut marquée par une étape importante du développement de notre ville. 

Nous ne sommes plus 10.000 mais 11.500 habitants et la population a augmenté en quelques mois avec la création du quartier des Hauts-du-Moulin.

Avant tout, je voulais souhaiter la bienvenue à l'ensemble des nouveaux habitants et cela quel que soit leur quartier.

En choisissant Villepreux, chacun fait désormais partie de notre communauté et sera donc traité avec l'équité qu'il est en droit d'attendre.

Une nouvelle population est une force et la population de notre ville sera au cœur de notre développement pour les prochaines années.

Les nouveaux habitants apportent leur expérience, leur histoire, leurs envies.

Ils ont déjà permis la réouverture de plusieurs classes. Ils donnent de la vie à notre ville, des enfants dans les rues, des nouveaux membres aux associations, des clients dans nos commerces.

Les nouveaux habitants participent également au mieux vivre de toute la population.

C'est ainsi que sans la création du quartier nord de Villepreux, la construction du nouveau gymnase n'aura jamais pu être initiée.

Cette nouvelle population participera à nombreux projets de modernisation comme la création de la nouvelle école du Trianon, l'aménagement de la pépinière ou la réhabilitation de nos cuisines centrales.

Les nouveaux habitants permettront également à la Commune d’être plus attractive pour les entreprises.

Lorsque nous serons 14.000, comment La Poste pourrait-elle expliquer la poursuite de son désengagement et l’augmentation de ses jours de fermeture notamment lors les périodes des vacances scolaires ?

Le développement de la Commune participe alors directement au maintien des services qui touchent directement votre quotidien !

Enfin et n'ayons pas peur de le dire à l'heure où l’État asphyxie les communes chaque année un peu plus, l'augmentation de la population permettra également de répartir les coûts des services municipaux sur un plus grand nombre d'habitants.
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Mesdames, Messieurs, cela fait 8 ans maintenant que nous avons besoin de vous, ce sera encore plus le cas demain.

Depuis plusieurs années, face la situation financière des communes et le désengagement de l’État, nous devons faire preuve de la plus grande prudence.

Cela fait depuis plusieurs années que vous l'avez compris et l'équipe municipale et moi-même souhaitions vous remercier pour votre sens de la responsabilité.

Dans ces conditions difficiles, il était impératif que nous ayons votre compréhension et notamment pour accepter que des projets puissent être décalés ou qu'il ne soit pas possible de répondre immédiatement à toutes vos demandes.

Nous avons besoin de votre envie pour que Villepreux continue à se développer dans le respect de son identité.

Nous avons besoin de vos idées qui sont le carburant de notre action et de nos projets.

Nous avons besoin de votre soutien car il nous permet d'affronter plus sereinement les moments difficiles.

J'ai besoin de votre énergie qui me donne chaque jour la force de continuer à me battre.

J'ai besoin de votre confiance qui, je peux vous assurer, n'a jamais été trahie en 8 ans.

Nous avons besoin de chacun d'entre vous pour affronter les prochaines étapes de notre développement, pour comprendre les orientations prises dans le cadre de la révision du Plan Local d'Urbanisme et pour travailler ensemble à la réduction des dépenses.

J'ai donc besoin de chacun d'entre vous pour affronter l'année 2016.
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Depuis 2008, je viens devant vous au mois de janvier pour vous dire que l'année passée fut la pire de celles que j'ai pu connaître et que celle qui débute le sera encore plus.

Je vous dis la même chose aujourd'hui et j'ajouterai que l'année 2016 sera une année dangereuse et périlleuse pour de nombreuses collectivités.

Les communes n'y arrivent plus. Elles doivent vendre leur patrimoine. Elles doivent augmenter les impôts. Elles doivent couper les services. Certaines envisagent aujourd'hui même de fusionner entre elles pour s'en sortir car cela ne devient plus possible.

L'année 2016 sera difficile évidemment et la maîtrise de notre budget restera une nouvelle fois notre priorité absolue.

Je peux vous assurer qu'en 2016 comme en 2015, nous économiserons encore et toujours, nous rechercherons tout ce qu'il sera possible de faire pour conserver quelques marges de manœuvre et nous ferons toujours preuve de la plus grande des responsabilités.

Depuis plusieurs années et notamment en 2015, beaucoup ont entendu parler, par les élus mais souvent dans les médias de la baisse des dotations envers les collectivités.

Cela peut sembler lointain, cela touche néanmoins votre quotidien car cela impacte directement les possibilités de la commune.

Je ne citerai que quelques chiffres démontrant à eux seuls et sans commentaire, la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

En 2016, les dotations et participations seront de 2 millions d’euros inférieurs à celles perçues en 2011 et cette perte s’accentuera dans les années suivantes.

Entre 2011 et 2016, les pertes cumulées s’élèvent à 4,84 millions d’euros.

Entre 2011 et 2017, les pertes cumulées s’élèveraient à 7,17 millions d’euros.

Et entre 2011 et 2020, les pertes cumulées s’élèveraient à 14,5 millions d’euros.

Sur ce deuxième mandant, nous arriverons finalement à une perte cumulée de 13,5 millions d’euros, soit l’équivalent de 2 années de vos impôts.

La ville devrait fonctionner alors durant 7 ans avec l’équivalent de 5 ans d’impôts uniquement.

Ces baisses de dotations ne sont pas les seuls éléments à prendre en compte pour appréhender les difficultés que nous devons affronter.

En 2016, la commune ne percevra plus la redevance d'occupation du domaine public pour l'approvisionnement en eau potable. Ce sont 300.000 euros en moins pour la commune.

Mais cela ne suffit pas, ce serait trop simple, car l’État a inventé un dispositif démoniaque pour pallier son désengagement, celui consistant à prendre des ressources aux communes qui n'en ont pas pour les donner aux communes qui en ont encore moins ou qui ne savent pas gérer leur fonctionnement.

C'est ainsi que Villepreux doit verser encore et toujours plus. Ce fut 198.000€ en 2014, 230.000€ en 2015 et encore plus demain !

En comparant, 2011 à 2016, ce sont donc pour une unique année, 2,5 millions d'euros de recettes en moins pour le budget de la commune.

Mais malgré cette situation, malgré nos difficultés, malgré ces chiffres improbables et même si cela peut sembler totalement incroyable, nous avons décidé une nouvelle fois de maintenir nos taux d'imposition et donc de ne pas augmenter les impôts que vous payez à la commune.

Depuis 2008, nous préférons ainsi nous mettre en danger afin de trouver toutes les mesures, toutes les idées et tous les moyens pour contenir la pression fiscale d’une part et poursuivre nos investissements d’autre part.

Et au-delà même de notre volonté de préserver votre pouvoir d'achat, nous essayons quand cela est possible de l'améliorer.

C'est ainsi que l'intégration de Villepreux au syndicat d'approvisionnement en eau potable SMGSEVESC permettra de diminuer le prix de votre eau de 0,80 euros par m³.

Cette réduction ne nuira nullement à la qualité et au contraire puisqu'à compter de 2017, c'est une eau adoucie et donc beaucoup moins calcaire qui devrait couler dans les réseaux d'eau potable sur notre commune.

Au-delà des Finances, je parlerai de 5 sujets importants et en ligne avec le développement de la ville pour cette année 2016.

Je suis ravi de vous avoir présenté les quelques images du Gymnase des Hauts du Moulin. Les travaux débuteront cette année pour une ouverture prévue au début de l'année 2018.

Au-delà de sa réponse aux exigences thermiques et au confort des pratiquants, nous avons souhaité un bâtiment d'une grande qualité permettant son intégration parfaite avec l'architecture et le style du nouveau quartier.

Cette décision permettra de coupler réduction de la facture énergétique et valorisation du patrimoine communal.

Comme nous l'avions prévu dans notre programme pluriannuel d'investissements, nous avons lancé la consultation pour rechercher un partenaire qui nous accompagnera dans la réhabilitation progressive de nos cuisines municipales.

Ces travaux permettront de les rendre plus opérationnelles, renforceront leur efficacité tout en améliorant l’accueil des enfants et auront comme priorité la réduction du prix de revient de chaque repas produit et donc la diminution des tarifs payés par vous tous.

Après 8 ans d'effort, de travail et d'envie, nous avons enfin acquis l'intégralité de la pépinière à l'exception d'un unique terrain.

Cette zone, laissée à l'abandon depuis des années, appartient à la Ville dans sa quasi-totalité.

Cet espace de 80.000 m² et identifié depuis plusieurs années comme « poumon vert » de la Commune va pouvoir être aménagé et équipé, conformément à sa qualification d' « Espace Naturel Sensible ».

Je suis ravi de vous annoncer que l'étude d'aménagement a été lancée. Elle devra donner naissance à un très joli projet de parc forestier urbain, accessible et valorisé.

La ville se développe, la ville rajeunit, les enfants reviennent dans la Commune et je souhaitais continuer par l'un des projets les plus emblématiques pour une équipe municipale.

Je suis donc ravi de vous annoncer la finalisation de l'étude de programmation de notre nouvelle école et le choix d'un architecte pour nous accompagner dès cette année.

Cette école qui démontre le dynamisme de notre ville permettra de réorganiser efficacement la carte scolaire tout en permettant d'accueillir les nouveaux enfants dans les meilleures conditions.

Enfin, Mesdames, Messieurs, je voulais poursuivre l'année 2016 par l'évocation de l'approbation du Plan Local d'Urbanisme.

Je n'ai jamais connu autant de tension, autant de violence, autant de mensonges, autant de manipulations que lors de l'élaboration du PLU il y a quelques années.

Tout cela doit être derrière nous, Villepreux est aujourd'hui une ville apaisée car chacun peut se rendre compte que tout ce qui avait dit par certains était faux et que tout ce que nous avions dit se met en place peu à peu.

Je sais que beaucoup d’entre vous regardent avec méfiance l’augmentation de la population. Je sais que beaucoup d'entre vous craignent le développement de notre ville.

En 2008, j'organisais avec Villepreux Autrement notre première réunion publique lors de la campagne des élections municipales. J'expliquais alors que j'avais voulu vivre à Villepreux dès 1994.

Je travaillais aux Clayes-sous-Bois et chaque jour j'arrivais de la 307, je descendais vers le rond-point entre Villepreux et Chavenay, je remontais vers la pépinière, je regardais à gauche et je voyais les champs et l'avenue des Près Vendôme, je regardais à droite et je voyais les champs et la Plaine de Versailles.

Je ne connaissais rien de Villepreux mais je suis tombé alors amoureux de cette ville. Je me suis dit alors que c'est là que je souhaitais vivre.

Lorsqu'on aime, on ne change pas, lorsqu'on aime, on valorise, lorsqu'on aime, on protège, lorsqu'on aime, on chérie. C'est ce que nous faisons depuis 2008 pour Villepreux.

Vous ne devez pas avoir peur du développement de la commune car nous garderons son identité, ses valeurs et ses forces.

Vous ne devez pas avoir peur de son développement car nous développons votre ville pour la protéger. Vous devriez avoir peur au contraire si nous ne faisions rien.

Si nous préférions mettre la tête dans le sable, en attendant que les choses se fassent et en implorant la fatalité, l’État nous imposera tout simplement ses choix en matière d’urbanisme.

Que chacun regarde ce que le Gouvernement fait aujourd'hui, que chacun imagine ce qu'il pourra encore faire demain.

Vous ne devez pas avoir peur car depuis plusieurs années, nous avons fait le choix d’un développement maîtrisé, qualitatif et financé.

Nous avons fait le choix de la proactivité pour que certains n’aient pas idée aujourd’hui de nous imposer leurs décisions et leurs projets délirants.

Vous ne devez pas avoir peur car ce que vous souhaitez, nous le souhaitons plus que tout.
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Mesdames, Messieurs, c'est ainsi que depuis 2011, les vœux de la Municipalité sont toujours portés par une citation.

Parmi les 6, l'une restera la plus marquante, celle de l'année 2014 et les mots d'Oscar Wilde, cette citation restera pour toujours notre devise : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. ».

Mais c'est aujourd'hui Charles Darwin qui est avec nous pour cette nouvelle année et sa théorie de l'évolution.

Charles Darwin disait alors : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus intelligentes, mais qui s'adaptent le mieux aux changements. »

Charles Darwin introduisit alors sa théorie sur l'évolution par ses propos : « Comme il naît beaucoup plus d'individus de chaque espèce qu'il n'en peut survivre, et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour la vie, il s'ensuit que tout être, s'il varie, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de la vie, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. »

Cette théorie développée il y a presque 200 ans est tellement d'actualité aujourd'hui avec mes propos ces dernières minutes.

Il serait très simple même d'en créer une légère variation pour l'adapter parfaitement à ce qu'est ou ce que devrait être la gestion d'une commune.

C'est ainsi que Charles Darwin s'il avait existé en 2016 et s'il avait analysé le monde politique aurait pu alors dire : « Comme il y a beaucoup plus de communes qu'il n'en peut survivre, et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour l'existence, il s'ensuit que tout élu, s'il modifie son raisonnement, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de son mandat, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. »

Que cette théorie s’adapte aujourd’hui à la situation que nous vivons.
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Mesdames, Messieurs, en 2014, nous étions dans les étoiles, cette année nous sommes dans la réalité, celle de votre vie, celle de la vie de l'équipe municipale, celle de la vie de Villepreux et celle de l'évolution de la France peut-être tout simplement.

Il y a presque 8 ans maintenant, en janvier 2009, je vous expliquais que la gestion d'une commune devait changer, l'année 2016 sera l'année de tous les dangers pour les communes qui penseraient différemment.

Désormais, la gestion d'une commune, le fonctionnement d'une ville, l'action des élus ne seront jamais les mêmes qu'auparavant.

Rien ne pourra être comme avant lorsqu'en quelques années, plusieurs millions d'euros sont retirés d'un budget communal.

C'est ainsi et même si nous ne comprenons pas ces mesures ou si nous les trouvons inefficaces ou injustes, nous devons les accepter et évoluer vers de nouveaux principes, de nouveaux modes, de nouveaux fonctionnements.

Nous devons nous adapter avant tout.
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Ce soir, chacun de mes propos était porté par un même fil conducteur, celui de la nécessité de penser et d'agir différemment, la nécessité de nous adapter aux changements, la nécessité d'oublier les recettes du passé, la nécessité d'innover, la nécessité de penser autrement, la nécessité peut-être de devenir des élus différents tout simplement, ceux que nous sommes depuis 2008.

Alors oui, 2015 fut une année difficile, 2016 le sera encore plus, puis ce seront 2017, 2018, 2019, 2020 et au-delà.

La difficulté et la complexité feront désormais partie intégrante de nos fonctions d'élus.

Certains d'entre nous accepteront la fatalité et Darwin nous apprend alors qu'ils disparaîtront. 

D'autres la rejetteront et s’adapteront. Ils auront alors une chance de survivre.

C'est évidemment ce choix que nous continuerons à faire et à porter encore plus loin.

Nous poursuivrons ainsi ce mandat de combat débuté il y a déjà presque deux ans.

Et je peux vous l'assurer, soyez en persuadé, ce combat sera conduit avec la même énergie, la même envie, la même volonté et la même responsabilité ; celles qui animent notre action chaque jour, chaque mois, chaque année ; celles qui sont présentes à nos côtés depuis 2008 ; celles qui sont les caractéristiques de chacun des membres de l'équipe qui m'accompagne.

Les difficultés seront présentes, oui, nous les vaincrons parce que nous n'avons que cette possibilité, nous les vaincrons parce que vous nous avez élus pour cela, nous les vaincrons parce que nous le voulons tout simplement.

N'oubliez jamais que Villepreux est la ville qui n'a peur de personne. Je peux vous l'assurer ! Excellente année 2016 et soyez heureux. 

Inauguration du quartier « Les Hauts du Moulin »


Mesdames, Messieurs, je vous rassure, je suis presque le dernier à m’exprimer devant vous. 

Je salue Stéphane Grauvogel, Sous-Préfet de Saint-Germain-en-Laye, 

Je suis très heureux d'accueillir Pierre Bédier, Président du conseil départemental des Yvelines,

Je salue Michel Laugier, Président de Saint-Quentin-en-Yvelines, 

Je salue évidemment les élus présents avec nous aujourd'hui,

Je salue également les représentants de Kaufman & Broad et notamment Nordine Hachemi et Cyril Doucet.

Bienvenue à chacune et à chacun d'entre vous.
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Avant de poursuivre, j’ai une pensée sincère pour Thierry Essling. Il aurait voulu être parmi nous aujourd’hui.

Premier adjoint de la ville, Thierry est en charge de l’urbanisme. Il a porté ce projet avec moi depuis le début et fut l’un des acteurs clés de sa réussite.

Dimanche dernier, j’ai demandé à Thierry de m'écrire ce qu'il vous aurait dit, s’il avait été présent.

Il m'a répondu alors : « Mieux vaut faire et corriger, que de ne rien avoir à corriger parce que l'on n'a rien fait. ».

Ceux qui ont construit ce projet avec nous ont compris évidemment ce qu’il voulait dire.
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Il y a un an presque jour pour jour, nous étions déjà réunis ici.

Le 24 janvier 2014, je posais la première pierre du projet « Green Lodge ».

Moins de 2 ans après, j'inaugure le quartier des « Hauts du Moulin » en ce 14 janvier 2016.

Il y a deux ans, il y avait de la terre, il y avait de la boue, il y avait des camions.

Il y avait surtout de la volonté, de l'énergie et beaucoup de joie parmi les personnes présentes.

Deux ans après, cette volonté, cette énergie et cette joie sont toujours présentes.

Il y a juste quelque chose de plus. Il y a juste la vie qui s'est invitée à nos côtés.


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Une équipe municipale porte beaucoup de projets, certains ont sûrement une place et une saveur plus particulières que les autres.

Quand je me promène dans ce quartier, je ne vois pas uniquement des maisons et des immeubles.

Je vois des familles qui ont fait le choix de notre ville. Je vois des parents qui portent des projets d'avenir. Je vois des enfants qui courent dans les rues. Je vois cette vie avant tout et cela fait du bien tout simplement.

Mettre de la vie dans une commune, soutenir les projets d’hommes et de femmes, construire l’avenir tout simplement, ne seraient-ce pas cela les plus beaux desseins d'un élu et d'une équipe municipale ?


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Je tenais à vous parler de ce projet juste au travers de quelques mots.

« Green Lodge », c'était avant tout la volonté de concevoir un Plan Local d'Urbanisme, né dans la douleur, mais à la hauteur du développement maîtrisé, nécessaire et souhaité pour Villepreux.

« Green Lodge », c'est le courage d'une équipe municipale, celui de lancer un programme de 500 logements et de poser la première pierre moins de 3 mois du premier tour des élections municipales.

« Green Lodge », c'est la concertation avec la population, beaucoup d'explications, un peu de négociation et une juste dose de fermeté.

« Green Lodge », c'est le choix du Plan Urbain Partenarial, mécanisme le plus adapté à la situation, ayant permis de mener à bien ce projet en un temps record tout en préservant les intérêts de la commune.

« Green Lodge, c'est la recherche de l'équilibre, celui permettant de respecter nos engagements concernant les contraintes de la loi Alur, de renforcer la mixité sociale et de conserver l'identité de la commune.

« Green Lodge », c'est le début d'un programme ambitieux, volontaire et affiché de développement de notre ville.

« Green Lodge », c'est un succès et un exemple reconnus bien au-delà du département.
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Mais « Green Lodge », c'est également de grands partenaires, ceux qui ont compris les enjeux de la commune, ceux qui acceptent les objectifs d'une équipe municipale et ceux travaillent avec elle pour y répondre et les atteindre.

« Green Lodge », c'est avant tout la poursuite d’une histoire et d’une rencontre, celle de la Municipalité avec Kaufman & Broad.

Par notre travail, par nos discussions, par nos échanges mais surtout par la confiance qui s’est mise en place au fil des mois et des années, je peux confirmer ce que je vous disais il y a 2 ans.

Je vous considère désormais, non pas comme un promoteur, mais comme un véritable partenaire de Villepreux.

Mais vous me connaissez. Mon unique intérêt restera celui de Villepreux, vous serez donc remis en concurrence pour chacun de nos projets et aucun cadeau ne vous sera ainsi fait.

« Green Lodge », c'est évidemment le soutien du Conseil départemental.

Le Conseil départemental a ainsi participé, depuis 2008, à plusieurs de nos réalisations majeures comme notre terrain de football synthétique, la médiathèque, le parc sportif ou notre piste d’athlétisme.

Le Conseil départemental soutient la construction de nouveaux logements dans les Yvelines et accompagne les élus dans leurs projets.

Ce fut le cas avec le CEDOR hier, ce sera le cas avec le PRIOR aujourd’hui.

Au-delà de ces initiatives, je vous remercie très sincèrement, cher Pierre, d'avoir accepté la création de ce giratoire et d’avoir assuré sa livraison dans les temps ; giratoire sans lequel, le projet aurait été très délicat, voire totalement impossible.
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Je terminerai maintenant par trois points.

Le premier concerne un thème que je développerai demain soir lors de la cérémonie des vœux à la population, celui de la paralysie des élus de notre République.

A force de n'avoir d'ambition que d'être reconduit lors de la prochaine élection, beaucoup d’hommes et de femmes politiques ont peur de tout et préfèrent alors faire le moins possible.

Cette attitude peut fonctionner certaines fois mais est-ce cela un engagement politique ?

Je ne peux pas concevoir qu’un élu puisse avoir peur d'un projet de construction.

Un élu ne doit pas avoir peur mais il doit avoir tous les éléments pour défendre son projet, l’expliquer, le porter et le réussir.

Un élu ne peut pas avoir peur d’être battu s’il est convaincu d’agir pour l’intérêt général, l’intérêt des habitants, l’intérêt de la commune et l’intérêt de l’intercommunalité désormais.

Le second est un message personnel pour Cyril Doucet. 

Cher Cyril, vous aviez connu Thierry dans des conditions particulières en 2008.

Vous aviez sûrement pensé que nous étions une équipe d'élus surprenants. Jamais vous n’auriez pensé que nous serions là aujourd'hui quelques années après.

C’est cela un partenariat, celui qui se construit pas à pas et sur le long terme.

Il devra se renforcer, je l’espère et je le souhaite dans les prochains mois.

Le troisième est un message pour Pierre Bédier. Pierre, vous déclariez sur le site du Conseil départemental : « Il faut permettre aux enfants des Yvelinois de se loger dans le département de leurs parents s’ils le souhaitent. »

C'est pour cela aussi que nous sommes volontaires et que nous avançons chaque jour.

Mais nous allons au-delà de cet objectif, ici à Villepreux, en permettant aux enfants des Villepreusiens de se loger, s’ils le souhaitent, dans la ville de leurs parents.

Maintenant, je vous donne rendez-vous pour la prochaine étape. Nous sommes 11.500 aujourd'hui, nous serons 14.000 habitants demain.

De nombreux projets restent évidemment à venir.

A nous tous de les mener au mieux, tous ensemble.

Longue vie à ce nouveau quartier. « Green Lodge » n'est plus. Il a donné naissance aux « Hauts du Moulin ».